Nexus: Space Opera

Le pitch : Alors que Nexus est occupé à la naissance de son fils, l’intolérance de la religion elvonique provoque le chaos à Ylum.

L’avis : Nexus fut pour moi une énorme découverte au début des années 90, au même titre que Grendel par exemple, lorsque j’ai poussé la porte d’un comics shop pour la première fois. Ce que j’adorais, c’était le mélange de SF débridé et de super-héros cosmique, sur fond d’ambiguïté morale et politique. Malheureusement, les ventes ont déclinèrent au point où la série n’était pu viable. Après un long hiatus, Steve Rude a décidé d’auto-publier quatre nouveaux épisodes, collectés ici. Bien entendu, pas moyen de le commander sur le net. Il aura fallu attendre trois ans et un passage à San Francisco (à l’excellent comic shop Isotope tenu par le non moins excellent James Simes) pour que je mette la main dessus cet été (ben oui, il y a 6 mois, voilà où j’en suis rendu de mon retard de lecture).

La première impression a été que je retrouvais de vieux amis qui n’avait pas vieilli. Baron et Rude ne cherchent d’ailleurs pas à mettre les nouveaux lecteurs à l’aise. Tous les personnages principaux et secondaires sont là avec leur histoire et j’ai même eu un peu de mal à me rappeler qui était qui. On retrouve également tout ce qui fait Nexus, l’équivoque morale du dictateur bienveillant, son monde éclectique et baroque, ses personnages hauts en couleur et l’élégance du trait de Steve Rude. Tout ça donnent de bonnes raisons de ce réjouir. Cela dit, j’ai trouvé que le scénario péchait parfois, avec des moments mal rythmés et un peu brouillons. Il faudrait que je relise mes vieux Nexus (ce qui ne va pas tarder, car Dark Horse republient toute l’œuvre sous forme d’Omnibus) pour comparer, mais j’avais un meilleur souvenir du travail de Mike Baron. Bref, j’ai pris plaisir à retrouver Nexus et sa bande, mais peut-être pas autant que je pouvais l’espérer.

Pour voir : pas de preview de Space Opera, mais une interview de Baron & Rude avec deux planches récentes publiées dans DHP
Pour acheter : indisponible sur le net français, mais vous pouvez toujours le commander directement à Steve Rude