Hellboy and the B.P.R.D. vol. 1: 1952

Le pitch : La première mission de Hellboy au Brésil.

L’avis : Ce 1952 s’inscrit dans la lignée des B.P.R.D.: 1946, 1947 et 1948, sauf que, cette fois, Hellboy a grandit et prend part activement à la mission. Autant le dire tout de suite, la mission et la façon dont elle est racontée n’ont rien d’original. C’est du Hellboy pur jus avec quelques éléments de scénario que j’ai trouvés un peu maladroits. Ca reste agréable à lire, d’autant qu’Alex Maleev fait un boulot très soigné et efficace, mais je classe cette oeuvre parmi les productions pas franchement indispensables du Mignolaverse. D’ailleurs, je n’ai pas commandé le 1953 qui est sorti cet été et je vais m’en tenir à cette décision.

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Daredevil: The Murdock Papers & The Devil, Inside and Out

Le genre : Super-héros en milieu carcéral

L’histoire : Le premier volume démarre à un point où, après une période plutôt tumultueuse, la vie de Matt Murdock et de son alter-ego semble se stabiliser. C’était sans compter sur le Kingpin qui offre un deal au FBI : sa liberté (qu’il aurait gagné de toute façon, faute de preuves pour l’envoyer définitivement en taule) et son casier judiciaire lavé contre la preuve que Matt Murdock est bien Daredevil. Le chef du FBI, qui déteste Daredevil et qui considère qu’il entrave la loi, s’empresse d’accepter. Je ne crois pas ruiner le suspense en disant que le Kingpin arrive à ses fins. Le second volume raconte donc la vie de Matt Murdock en prison. Sans vouloir trop en dire, un événement majeur intervient, Daredevil se radicalise et, putain, ça cogne !

L’avis : The Murdock Papers est le dernier des 13 volumes de Daredevil écrits par Brian Michael Bendis et dessiné par Alex Maleev. Autant dire qu’ils ont décidé de partir sur un gros coup et qu’ils ont réussit. Le Kingpin est un monstre de manipulation à la Hannibal Lecter. Le parallèle est d’ailleurs assez évident dans la BD, même dans la mise en scène. Les dialogues sont excellents, comme d’habitude. L’action n’est pas en reste, avec en particulier un superbe fight de 16 pages entre Daredevil et Elektra d’un côté et Bullseye de l’autre. Pas de super-pouvoirs à effets spéciaux ici. Ca tape aux poings et aux pieds et ils ne se font pas de cadeaux. La suite, The Devil, Inside and Out, est repris par Ed Brubaker et Michael Lark. Et bien, c’est encore meilleur. L’ambiance carcérale est tendue à souhait et la façon dont Matt Murdock s’enfonce dans la violence du milieu et dans ses désirs de vengeance est excellemment bien rendue. Difficile de trop en dire sans éventer l’histoire, mais, faîtes moi confiance, c’est du scénario qui a des tripes.

La note : A. L’un des meilleurs, si ce n’est le meilleur, comics de super-héros du moment.

Vous voulez voir ? :
Vous trouverez quelques planches du Daredevil de Ed Brubaker et Michael Lark ici.