Lazarus vol. 4

Le pitch : Guerre ouverte entre familles et subtiles intrigues au sein des Carlyle.

L’avis : Lazarus a fini en tête de mon best of 2015. Vue la qualité de ce nouveau tome, Il n’y a guère de doute sur le fait qu’il soit inclus dans celui de 2017 (cela dit en passant – oups ! – j’ai oublié de faire celui de 2016). Cette fois, le récit est recentré sur les Carlyle qui doivent gérer une guerre sans la direction de leur stratège de père. Les relations entre les nombreux personnages secondaires sont très habilement mises en scène. Quant à Forever, elle est au centre d’une opération militaire riche en action, ce qui donne une tonalité assez différente à ce tome par rapport aux précédents. Les scènes de combat sont traitées sur un mode très réaliste. Michael Lark fait preuve d’une efficacité redoutable dans ce registre. Bref, Lazarus confirme être une des meilleure séries du moment. Mangez-en !

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The Last Run: A Queen & Country Novel

Le pitch : Alors qu’elle a pris la décision d’arrêter les missions sur le terrain, Tara Chase est envoyée pour une dernière opération à Téhéran.

L’avis : Vous me direz que c’est étonnant pour un blog sur les comics, mais, après la chronique d’un manga, voilà que je vous parle d’un roman. Il faut dire qu’il est issu d’une série de comics dont j’ai déjà dit le plus grand bien et que Greg Rucka a décidé de décliner en romans. Après A Gentleman’s Game et Private Wars, The Last Run s’annonce le dernier de la série. Dès le début et jusqu’au bout se pose la question de savoir si Tara Chace survivra à ce chapitre. Je ne vous ruinerai pas la surprise. En tout cas, le récit est une vraie réussite. Je crois que je préfère encore Rucka comme écrivain que comme scénariste de comics. L’intrigue s’avère passionnante, sans temps mort, avec un suspense haletant, à tel point que je me suis avalé la deuxième moitié du bouquin d’une traite jusqu’au milieu de la nuit. Quant à la suite, difficile de dire s’il y en aura une. A mon avis, la dernière ligne forme un point final satisfaisant à Queen & Country, mais la porte reste ouverte à une suite, dans une configuration forcément très différente. Je précise tout de même que The Last Run peut tout à fait s’apprécier sans n’avoir jamais lu les opus précédents, mais si vous avez suivi les comics, vous auriez bien tord de vous en priver.

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Lazarus vol. 3

Le pitch : Toutes les grandes familles et leurs Lazari se réunissent en conclave pour régler un différent entre les Carlyle et les Hock.

L’avis : Décidément, cette série s’améliore de tome en tome. Le premier, centré sur la famille Carlyle, était déjà très bon. Le second donnait déjà un peu plus de perspective à la société de castes dans laquelle s’inscrit l’histoire. Le troisième présente maintenant la totalité des familles, leurs alliances et leur inimitiés, ainsi que les codes de conduite qu’ils se sont donnés pour limiter leurs conflits. Cela donne à la série un côté Game of Thrones, version futuriste, qui est assez fascinant. A côté de ça, Rucka ne néglige pas la psychologie de ses personnages, en particulier celle de Forever qu’on sent de plus en plus sur la corde raide émotionnelle. Ajouter à ça une très belle scène de combat au sabre, remarquablement bien maitrisée par Michael Lark, et un cliffhanger assassin, et nous voilà avec un tome qui frôle la perfection. Ca mérite bien un petit A+.

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Lazarus vol. 2

Le pitch : L’enfance de Forever et la marche d’une famille qui a tout perdu vers l’espoir d’une ascension sociale.

L’avis : Après une entame réussie, Greg Rucka et Michael Lark transforment l’essai. Comme le pitch le suggère, ce tome se divise en deux intrigues distinctes qui ne se rejoignent qu’à la fin. La présentation de l’enfance de Forever ne recèle pas de réelle surprise. Elle est entièrement tournée vers l’entrainement à devenir une véritable arme de guerre, avec un père aussi dur que manipulateur. C’est bien raconté, avec quelques passages assez touchants. Cela dit, c’est la seconde intrigue qui m’a le plus passionné. La poignée de nouveaux personnages qu’elle met en scène est très bien introduit et, surtout, le système de caste qui forme cette société dystopique est présenté plus en détail. On sent tout le potentiel d’histoire qu’il offre. Bref, c’est du bon Rucka, assisté de main de maître par un Michael Lark aussi précis que régulier. J’entame le tome 3 dès que possible.

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Lazarus vol. 1

Le pitch : Dans le futur, le pouvoir est détenu par une poignée de familles. Chacune a son Lazarus, un exécuteur doté de toutes les améliorations que la science peut offrir. Forever, la plus jeune des filles Carlyle, est quasi-immortelle, mais elle ne sait pas tout sur sa véritable nature.

L’avis : Très belle surprise que ce Lazarus. Je redoutais pourtant que Greg Rucka nous sorte le personnage de femme à poigne de trop. Or, Forever n’a pas grand chose à voir pour l’instant avec les héroïnes de Queen & Country, Whiteout ou Batwoman. Tout en étant bien plus redoutable physiquement, on s’étonne de sa fragilité, sous psychotropes à son insu et manipulées par les membres de sa famille. Le personnage central s’avère donc très intéressant. L’autre très bonne surprise est le monde dystopique dans lequel l’histoire se déroule. Sans être d’une grande complexité, il fournit des éléments d’intrigues prometteurs. Si on ajoute la performance au dessin du toujours très bon Michael Lark, ça fait un récit passionnant que j’ai avalé d’une traite. Certes, il n’y a que quatre épisodes et demi dans ce premier tome, mais tout de même, impossible de reposer le bouquin avant la fin. J’espère juste maintenant que la suite sera à la hauteur de cette entame vraiment très réussie.

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Daredevil by Mark Waid vol. 3

Le pitch : Daredevil s’allie avec Spiderman, le Punisher et les Vengeurs pour que l’omegadrive ne tombe pas entre de mauvaises mains.

L’avis : J’ai terminé la critique du tome précédent en constatant une baisse de niveau par rapport au premier et en croisant les doigts pour que la tendance s’inverse. Souhait non-exhaussé, malheureusement. Malgré quelques très bons moments, ce volume 3 souffre des mêmes problèmes que le précédent, en pire : un crossover pas essentiel, des dessins inconsistants et l’omegadrive au centre du scénario. Moi qui pensait qu’on en était débarrassé, je m’étais trompé. Le problème, c’est que cette histoire de disque dur accroché au cou de Daredevil avec tous les cartels du crime qui tournent autour mais qui n’arrivent jamais à le récupérer n’est pas crédible pour un sou. Même avec les qualités d’écriture de Waid, une mauvaise histoire reste une mauvaise histoire.

Ca commence avec un crossover en trois parties, co-écrit par Mark Waid et Greg Rucka. Si j’ai trouvé l’épisode du milieu plutôt réussi, les deux autres sont d’un intérêt limité, d’autant plus qu’on en est toujours au même point à la fin : Daredevil ne s’est toujours pas débarrassé de l’omegadrive. Marco Checchetto officie sur les trois épisodes. Techniquement, c’est solide, mais ça m’a laissé relativement froid. Vient ensuite sans aucun doute le meilleur épisode de l’ouvrage qui mêle romance et réminiscences du passé d’étudiant de Matt et Foggy. C’est assez savoureux, d’autant que Chris Samnee, le nouveau dessinateur régulier de la série, fait un démarrage en fanfare. Malheureusement, on a le droit à un fill-in assez médiocre de Khoi Pham juste après. Le scénario n’a rien d’emballant non plus, mais il a le mérite de nous débarrasser de l’omegadrive. J’espère que cette fois, c’est la bonne. Daredevil se retrouve ensuite téléporté en Lavterie pour une histoire un peu rocambolesque, mais intéressante, car Mark Waid y traite de façon originale les pouvoirs de son héros. Comme, en plus, ces deux épisodes sont illustrés par Chris Samnee, ça se lit fort bien.

Au final, l’impression est très mitigée, puisqu’on alterne le meilleur avec peut-être pas le pire, mais du franchement moins bon. Il n’empêche que je reste assez curieux de la suite des évènements, notamment de la relation Matt-Foggy et des éventuelles conséquences des derniers évènements sur les pouvoirs de DD. Et comme le volume 4 est dessiné pour l’essentiel par Samnee, je me laisserai peut-être tenter. On verra.

Pour voir : le travail de Marco Checchetto et Chris Samnee
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Batwoman: Elegy

L’histoire : Batwoman affronte à nouveau le culte qui a failli la tuer, en particulier leur nouvelle meneuse qui semble tout droit sortie d’Alice au pays des merveilles.

L’avis : Bien qu’ayant beaucoup lu de comics Batman à une certaine époque, je n’ai qu’assez rarement été tenté par les personnages dérivés. Pour m’inciter à acheter du Batwoman, il fallait donc un tandem d’artistes exceptionnel, en l’occurrence Greg Rucka (que je remercierai toujours de nous avoir offert Queen & Country) et l’incomparable J.H. Williams III.

Pour l’essentiel, j’ai trouvé dans ce premier recueil de la collaboration entre les deux hommes toutes les qualités qu’on pouvait attendre d’eux. Greg Rucka délivre un script solide et développe comme il sait le faire la personnalité de sa nouvelle femme forte. Côté dessin, Williams déploie une palette de styles et de techniques assez impressionnante. Il alterne des mises en pages osées et superbement construites dans les séquences d’action et un style beaucoup plus posé et d’une grande élégance pour tout ce qui concerne la vie personnelle de l’héroïne. Pour autant, je ne crie pas au chef d’oeuvre comme beaucoup ont pu le faire, car si je me suis effectivement régalé avec les séquences portant sur les origines de l’héroïne et sur sa vie privée, j’ai été nettement moins emballé par la partie super-héroïque. L’intrigue est à la fois très classique et assez peu crédible. Difficile d’en dire plus sans révéler l’espèce de rebondissement improbable qui anime l’histoire. Côté dessin, j’ai aussi quelques réserves spécifiques aux séquences d’action. Certes, c’est inventif et très beau à regarder, mais la complexité des mise en page ralenti beaucoup la lecture et heurte parfois la vivacité du récit. On ne peut pas gagner sur tous les tableaux, me direz-vous.

L’impression globale reste très positive, malgré les quelques bémols que j’ai pu exprimer et j’aurais bien signé pour la suite dans les mêmes conditions. Or, Greg Rucka ayant décidé de ne plus travailler pour DC dans l’avenir proche, la série est maintenant dans les mains de J.H. Williams III, au scénario et au dessin. J’avoue avoir été peu emballé par cette annonce, mais, apparemment, il s’en sort très bien tout seul. Il est donc probable que je lirai la suite tout de même.

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Daredevil: Cruel And Unusual

L’histoire : Alors que Matt Murdock se remet difficilement des derniers évènements qui ont mené sa femme à la folie, Dakota North cherche à prouver l’innocence d’un homme sur le point d’être exécuté. Seul problème, l’homme en question semble n’avoir aucune envie qu’on cherche à le disculper.

L’avis : Décidément, les TPB de Daredevil semblent systématiquement commencer par un épisode moins bons que les autres. C’était déjà le cas pour les deux derniers recueils, c’est encore le cas cette fois avec un épisode de transition où rien ne se passe mis à part Matt Murdock qui déprime sévèrement et ses amis qui restent impuissants devant sa détresse. Même si je comprends bien l’intérêt de marquer le coup après les évènements du dernier tome et avant de reprendre le cours des aventures du diable rouge, j’ai trouvé cet épisode assez ennuyeux. De plus, le dessin est de Paul Azaceta ne bénéficie pas de l’encrage de Stefano Gaudiano, contrairement au tome précédent, et la différence se fait cruellement sentir. Ca reste un travail tout à fait correct, mais un cran au dessous du reste de l’ouvrage.

Les quatre épisodes restant, justement, sont beaucoup plus enthousiasmants. Greg Rucka se joint à Ed Brubaker pour l’occasion et les deux hommes s’entendent visiblement toujours aussi bien. Comme on pouvait s’y attendre, l’histoire prend une couleur beaucoup plus polar, avec Dakota North dans le rôle du détective privé traditionnel et Daredevil qui fournit la touche super-héroïque. Le scénario donne l’occasion à Matt Murdock de sortir un peu la tête de l’eau, ce qui fait du bien. Tout ça donne lieu à une histoire passionnante de bout en bout et très bien servie par le tandem Lark/Gaudiano. On peut juste regretter une résolution une peu rapide et assez peu surprenante.

Pour voir : Paul Azaceta sur le premier épisode et Michael Lark sur le dernier
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Queen & Country vol. 8 : Operation Red Panda

L’histoire : Après un épisode tragique en Arabie Saoudite, Tara Chace est rapatriée en Angleterre et se remet difficilement. Paul Crocker, en bon Directeur des Opérations, estime que le meilleur moyen de la remettre sur les rails est de l’envoyer assassiner un membre du gouvernement irakien, soupçonné de faire passer des informations vitales à l’Iran. Mission vite et bien accomplie, mais, avant de quitter l’Irak, les évènements prennent une tournure inattendue…

L’avis : Difficile de donner un avis sur cette histoire sans parler de Queen & Country en général. Je profite donc de la parution de ce qui est annoncé comme le dernier tome de la série avant longtemps pour en faire les louanges. Il s’agit pour moi (et pas seulement pour moi) de la meilleure BD d’espionnage jamais publiée et, plus généralement, d’une des meilleures séries de ces dix dernières années, tous genres confondus. Pourtant, je ne suis habituellement pas friand d’espionnage. En quoi donc cette série diffère-t-elle ? Gail Simone a très bien résumé la question dans son avant-propos au tome précédent : cette série excelle autant par ce qu’on y trouve que parce qu’on y trouve pas. En bref, on n’y trouve pas tout ce qui a fait le succès des James Bond et affiliés : pas de gadgets, pas d’aventures rocambolesques, pas d’espionne sensuelle à séduire, pas d’ennemi mégalomane et machiavélique, etc. On y trouve tout le contraire, c’est-à-dire un espionnage ultra-réaliste, avec de vrais enjeux, un contexte géopolitique et des personnages qui, sans être des monsieur-tout-le-monde, ne sont pas des surhommes. Un des aspects que j’affectionne particulièrement, c’est la politique. La politique internationale bien-sûr, celle qui fait que untel doit être éliminé ou exfiltré pour préserver les intérêts d’un pays, par exemple. Mais il y a également une politique qui relève plus de la cuisine entre les services secrets des différents pays, sensés collaborer, mais où chacun défend ses intérêts propres. Une cuisine très similaire se retrouve d’ailleurs entre les départements des services secrets d’un pays donné. Dans Red Panda, par exemple, la mission en Irak est réalisée par Paul Crocker, à l’insu de ses supérieurs hiérarchiques au sein des services secrets britanniques, et pour le compte de la CIA qui, elle-même, manœuvre pour contourner le Pentagone. Les missions sont toujours placées dans un contexte crédible, souvent réel, et préparées selon des méthodes que l’on imagine sans peine être celles réellement utilisées par les services secrets autour du monde. Tout ça donne pas mal d’épaisseur aux histoires, mais Queen & Country est aussi, et même avant tout, une BD d’action. Là aussi, on fait dans le réalisme. Les espions ne sont pas des cow-boys qui se lancent dans des poursuites de bagnoles aussi étonnantes que peu discrètes. Une mission se résume souvent à une bonne préparation et à une explosion de violence aussi brève qu’efficace. Bien-sûr, tout ne se déroule pas toujours selon les plans et ça donne lieu à de bonnes montées d’adrénaline. Enfin, une des forces de Queen & Country réside dans la remarquable façon dont Greg Rucka a développé ses personnages, et en particulier Tara Chace. L’espionne est avant tout une femme, avec sa forte personnalité, son histoire, sa famille, etc. Dans Red Panda, on la trouve un peu au fond du trou, puisque son mec, Tom Wallace, a été tué lors de l’épisode précédent. Il faut d’ailleurs noter que cet épisode s’insère entre deux romans publiés par Greg Rucka, A gentlemen’s game et Private wars. En effet, Greg Rucka, avant d’être scénariste de comics, est un auteur de polar reconnu. Avec Queen & Country, il a fait le pari de faire des aller-retours entre le comics et le roman. Ca a fait grincer des dents chez certains des fans de comics qui n’avaient pas envie de faire la transition, mais moi, je vous conseille sans hésitation cette série dans les deux formats. En livre ou comics, chaque volume présente une mission complète et peut être apprécié seul, mais n’hésitez pas à lire les choses dans l’ordre. Vous apprécierez d’autant plus, notamment ce qui relève de l’évolution des personnages. Je n’ai pas parlé de dessin jusqu’ici, mais sachez que la série nous a beaucoup gâté à ce niveau aussi. Chaque tome est pris en charge par un dessinateur différent. Tous ont été au moins bons, souvent excellents. Red Panda donne l’occasion à Chris Samnee, dont j’avais déjà apprécié le travail sur Capote in Kansas, de continuer le sans faute.

Pour voir : Vous trouverez ici la liste complète des TPB de la série principale, ainsi qu’un lien vers l’intégralité du tout premier numéro de Q&C. Sinon, allez voir pour jeter un œil au travail de Chris Samnee.

Pour acheter : Pour Red Panda, c’est ici . Si vous souhaitez démarrer au début, Oni Press est en train de sortir une nouvelle édition regroupant deux TPB par numéro, avec de très belles couvertures de Tim Sale. Le premier tome est paru et vous le trouverez ici.

Whiteout vol. 2: Melt

L’histoire : Carrie Stetki est une U.S. Marshal exilée dans l’une des bases américaines en Antarctique. Après l’explosion d’une base soviétique, elle est envoyée enquêter pour aider ses collègues russes. Derrière cette mission se cache des intérêts supérieurs qui relèvent plus des services secrets que d’une simple affaire de police…

L’avis : Les deux Whiteout ont précédé Queen & Country, l’excellente série d’espionnage par le même scénariste. J’avais lu le premier tome, un vrai polar sur fond de désert de glace, et j’avais bien apprécié. Pour je ne sais quelle raison, j’avais zappé cette suite et je rattrape mon retard à l’occasion de la réédition des Whiteout par Oni Press. Or, il se trouve que ce deuxième volume est nettement plus orienté vers l’espionnage. Ajoutez à ce glissement thématique le fait que le personnage principal est une femme de caractère, tout comme dans Queen & Country, et la parenté devient plus que flagrante. Je crois ne pas me tromper en disant que Melt a été un galop d’essai pour Q&C. C’est d’ailleurs le problème principal que j’ai eu à la lecture de ce livre. Intrinsèquement, c’est très bon : scénario super-efficace de Rucka et bon boulot de Steve Lieber, même si je ne suis pas très fan de ce dessinateur à la base. Le soucis, c’est que j’ai déjà lu tous les Q&C et je pense que Greg Rucka a fait bien mieux dans ce cadre depuis. Je n’en dit pas plus, car je vais très bientôt vous faire les louanges de Queen & Country. En bref, Whiteout: Melt est un bon comics, mais qui pâlit en comparaison de ce qui a été fait depuis.

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