B.P.R.D.: Hell on Earth vol. 4: The Devil’s Engine & The Long Death

Le pitch : Pendant que Devon essaie de chaperonner Fenix jusqu’au Colorado, Johann traque Daimio pour assouvir sa soif de vengeance.

L’avis : Mignola et Arcudi semblent avoir pris le partie de faire de B.P.R.D. une série d’histoires mettant en scène deux des personnages principaux seulement, quitte à laisser en suspend les autres éléments de l’intrigue. Cette fois, nous avons le droit à deux histoires de longueurs identiques et tout à fait distinctes.

La première, The Devil’s Engine, sert essentiellement à mettre en place la relation entre Devon et Fenix. Certes, il y a pas mal d’action, puisque le tandem passe son temps à essayer d’échapper aux griffes de monstres résolument carnivores, mais l’essentiel n’est pas là. Devon et Fenix apprennent à se connaître, et même à s’apprécier. Mon petit doigt me dit que tout ça pourrait évoluer sur la romance, mais je peux me tromper. En tout cas, ça se lit bien, les dialogues sonnent justes et Tyler Crook assure. Mon seul bémol, mineur, réside dans la façon dont Devon se transforme subitement en bête d’action et de bravoure, lui qui était plutôt pitoyable dans ce registre jusqu’ici. J’ai trouvé ça assez peu crédible.

Avec The Long Death, changement de ton. Johann organise une expédition pour retrouver Daimio et ça vire très vite au carnage. L’histoire est résolument plus gore et la psychologie des personnages cède le pas face aux scènes de combats sanglants. Sur ce terrain, James Harren, un dessinateur que je ne connaissais pas, se révèle diablement efficace et percutant. Le scénario offre une conclusion dramatique qui m’a plutôt surprise. Je suis vraiment très curieux de savoir les conséquences que ça va avoir, en particulier comment Abe et Kate vont réagir aux actions de Johann.

Mon sentiment général est donc toujours aussi positif. Même si la narration est plus linéaire qu’elle ne l’a été et que ce tome n’est pas le plus riche en interactions, Mignola et Arcudi continuent à nous servir des scénarios intéressants en plantant habilement les germes des évènements à venir. Quant au dessin, si Tyler Crook se maintient à ce niveau et continue de laisser la main à des remplaçant de la trempe de James Harren, la série n’a pas de soucis à se faire.

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B.P.R.D. Hell on Earth vol. 3: Russia

Le pitch : Kate et Johann répondent à l’appel de leurs homologues russes pour résoudre un cas de possessions et d’apparition de mort-vivant dans une mine désaffectée.

L’avis : Mignola et Arcudi laissent plus ou moins de côté les éléments d’intrigues développés dans le tome précédent. Abe et Devon ne font donc que de brèves apparitions. Kate et Johann occupent le devant de la scène. Face à eux, Iosif, un personnage introduit dans une des mini-séries Abe Sapien que malheureusement je n’ai pas lue. J’ai décidé de ne plus être un complétiste de l’univers Hellboy et c’est la première fois que je m’en mords les doigts. Le personnage est vraiment intéressant et j’aurais aimé en savoir plus sur ses origines. Cela dit, ça n’a pas de réel impact sur l’histoire racontée dans ce tome, une histoire solide et agréablement illustré par Tyler Crook. J’ai trouvé encore assez difficile de ne pas penser à Guy Davis tellement il a marqué la série, mais Tyler Crook s’en sort bien. Il est peut-être moins performant que son illustre prédécesseur dans le registre des monstres et de l’horreur, mais j’aime la douceur de son trait et l’expressivité de ses personnages. A noter qu’un certaine continuité graphique est assurée par le fait qu’il s’est basé pour ce tome sur le travail préparatoire de Guy Davis, sans oublier la supervision de Mignola, comme l’atteste la section d’esquisses de l’ouvrage. En parlant de bonus, on a également droit en guise d’épilogue à quelques pages illustrées par Duncan Fegredo. Elles font le lien entre les derniers évènements concernant Hellboy et l’histoire personnelle de Kate. Là encore, bonne lecture. Sur ce, j’enchaine directement avec le tome suivant qui est déjà paru, en pariant sans grand risque que ça va se maintenir au niveau de qualité auquel cette série nous a habitué.

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B.P.R.D. Hell on Earth vol. 2: Gods and Monsters

Le pitch : Abe et Devon recherchent une adolescente dont les dons divinatoires semblent avoir permis à ceux qui voyagent avec elle d’échapper à des attaques de monstres. Pendant ce temps, Liz, qui pensait s’être enterrée loin de son ancienne vie, se retrouve face à un culte sataniste.

L’avis : Après le reboot de la série (enfin, si on veut, comme je le soulignais la dernière fois), Mignola et Arcudi nous embarquent à la poursuite d’un nouveau personnage qui, à mon avis, a toute les chances d’intégrer le B.P.R.D. à plus ou moins long terme. Outre cette nouveauté plutôt intrigante, la relation entre Abe et Devon, toujours à couteaux tirés, donne lieux à quelques échanges intéressants. Tout cela est illustré par Guy Davis, dont c’est la dernière prestation sur la série. C’est très dommage, mais le regret est atténué par l’arrivée sur l’histoire suivante de Tyler Crook, au style à la fois très différent et prometteur. Difficile à dire pour l’instant comment il arrivera à s’approprier pleinement l’univers de la série, d’autant que cet arc est assez pauvre en monstres, mais j’apprécie clairement son style. Tout cela se termine par un coup de théâtre dont je suis très curieux de connaître les conséquences. La nouvelle série B.P.R.D., à défaut d’avoir pris véritablement un nouveau départ, continue donc sa mutation de fort belle manière.

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B.P.R.D.: Being Human

Le pitch : Quatre histoires ayant marqué le passé des membres du B.P.R.D.

L’avis : Comme le dernier tome d’Hellboy, Being Human est un recueil d’histoires courtes parues sous forme de mini-séries ou de one-shot. La première histoire est la plus longue. Elle met en scène Liz encore adolescente qui se retrouve au centre d’une histoire de fantôme. Ce la donne l’occasion à Mike Mignola et Scott Allie de nous livrer quelques détails sur les circonstances de l’incendie ayant causé la mort des parents de Liz. Le scénario et les dessins de Karl Moline tiennent la route, mais sans être franchement enthousiasmants. Les quelques pages qui suivent sont illustrées par Guy Davis et font écho à la première histoire, même si Liz partage la vedette avec Abe. L’histoire est trop courte pour être vraiment marquante, mais c’est un plaisir de retrouver Guy Davis, surtout sachant qu’on ne le verra plus sur la série régulière. Vient ensuite une nouvelle co-production Mignola/Corben, encore une fois très réussie. Elle met en scène l’homoncules Roger en plein questionnement existentiel lors de l’une de ses premières sorties avec Hellboy. Enfin, Mignola et Arcudi s’allient à l’excellent Ben Stenbeck pour nous livrer le récit de la mort de Johann Kraus et les raisons qui l’ont poussé à rejoindre le B.P.R.D. Au final, tout ça fait une lecture de plus en plus plaisante au fur et à mesure qu’on enchaine les histoires. Dans l’absolu, ce ne sont pas des récits indispensables, mais, étant donné qu’on en apprend plus sur les origines de deux des personnages principaux de B.P.R.D., les fans de la série auraient bien tord de faire l’impasse.

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B.P.R.D. Hell on Earth vol. 1: New World

Le pitch : Après leur victoire sur les monstres grenouilles et maintenant sous la tutelle des Nations Unies, le B.P.R.D. affronte une nouvelle menace.

L’avis : Le dernier tome de B.P.R.D. a conclu ce que Mignola décrit comme le premier (gros) volume de la série. Exit la menace grenouille et en avant vers un nouvel horizon qui pourrait bien être l’apocalypse sur terre. La série se voit donc affublé d’un titre rallongé et se déclinera maintenant comme une série de mini-série (plus de numérotation continue, donc). Tout cela ressemble plus à un coup marketing qu’autre chose, car ne pensez pas qu’il s’agisse d’un reboot accueillant pour les nouveaux lecteurs.

En effet, l’histoire fait intensément référence à ce qui a précédé. On peut même dire que le scénario consiste à remettre sur le devant de la scène tout un ensemble d’intrigues qui étaient devenues secondaires. Et, franchement, c’est une très bonne chose, car ces intrigues sont toutes centrées sur les personnages. Après les bastons à grande échelle des derniers tomes, B.P.R.D. revient aux fondamentaux qui ont fait son succès : de l’horreur fantastique qui fait la part belle à la psychologie de ses personnages. Johann et son corps perdu, Tanya et ses motivations insondables, la relation tendue entre Abe et Devon, plus un nouveau personnage (le gars de l’O.N.U.) et un revenant dont j’attendais le retour avec impatience (non, ce n’est pas Hellboy). Chacun a ses moments et Arcudi s’avère une fois encore un maître de la narration en jonglant avec les différentes intrigues. Beaucoup de psychologie, donc, mais l’action et les gros monstres ne sont pas oubliés. A noter une scène de course poursuite en bagnole super efficace. Là encore, Arcudi excelle, toujours admirablement servi par Guy Davis.

Bref, vous l’aurez compris, B.P.R.D. ne faiblit pas d’un iota. Ils peuvent bien changer le titre et renuméroter comme ils veulent, tant que ce niveau de qualité est maintenu, j’en serai.

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B.P.R.D. vol. 14: King of Fear

L’histoire : Privé du support de l’armée, le B.P.R.D. monte une expédition réduite afin d’essayer de mettre fin au danger des monstres grenouilles.

L’avis : Ce tome conclut la trilogie commencée avec The Warning et poursuivie dans The Black Goddess. Au-delà, il s’agit même, selon les auteurs, de la conclusion de ce qui peut être considéré comme le premier volet de B.P.R.D.. Autant dire qu’à un point charnière tel que celui-là, mes attentes étaient assez élevées. Ca n’a pas manqué, j’ai été un peu déçu. Sur la forme, pas grand chose à redire. C’est bien construit, bien rythmé, et bien dialogué. Sur le plan graphique, Guy Davis est parfait, et superbement servi au couleurs par Dave Stewart, dont je ne me lasserai jamais du travail. En revanche, là où j’ai souffert, c’est au niveau de la compréhension, car le scénario fait appel à de nombreuses références du passé, dont certaines tellement lointaines (The Black Flame est sorti il y a 5 ans !) que je n’avais pas la moindre idée de quoi on parlait. Forcément, ça ne donne pas une lecture très confortable. Donc, un tome de qualité, mais qui gagnera sans aucun doute à être lu après s’être replongé dans les dix qui précèdent. Un jour, peut-être…

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A God Somewhere

L’histoire : Suite à une mystérieuse explosion ayant ravagé son immeuble, Eric, sorti indemne du carnage, se découvre des pouvoirs extraordinaires et qui vont progressivement le transformer.

L’avis : DC venant d’annoncer la fin de sa branche Wildstorm, A God Somewhere pourrait bien tenir lieu de bouquet final en ce qui me concerne. Avec aux commandes deux auteurs que j’affectionne particulièrement, le bouquet avait toute les chances d’être splendide et, dans l’ensemble, il ne déçoit pas.

Arcudi nous propose une histoire à deux niveaux. Tout d’abord, il s’agit d’explorer la façon dont le pouvoir va transformer le psychisme d’un individu ordinaire, le plongeant dans un délire mystique qui peu à peu va le déconnecter de ses attaches émotionnelles et lui faire commettre le pire. Le scénario s’attache également à décrire les répercussions de ces évènements sur les proches d’Eric, en particulier son meilleur ami qui tirera des bénéfices secondaires de la célébrité d’Eric et qui devra ensuite gérer l’ambivalence de ses sentiments vis-à-vis de lui lorsque les choses vont déraper. Tout ça est fort bien raconté, avec des aller-retours entre présent et passé bien menés. Il y dans le récit beaucoup d’intensité et les dialogues sont justes, comme toujours avec Arcudi. Au niveau du dessins, Peter Snejbjerg réussit, comme sur Battlefields: Dear Billy un remarquable travail d’équilibriste qui consiste à dessiner des scènes d’une rare violence avec son trait rond et doux.

Au final, ce qu’on peut reprocher à A God Somewhere, c’est d’être confiné dans un graphic novel trop court. Il y a dans le récit des ellipses qui produisent des ruptures de rythmes regrettables, à mon avis, et certains aspects du scénarios sont sous-exploités. J’aurais bien vu tout ça respirer un peu plus en étant raconté au fil de deux ou trois tomes plutôt qu’un seul. Il n’empêche que, même en l’état, cela reste une lecture plus que recommandable.

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B.P.R.D. vol. 12: War on Frogs

L’histoire : Cinq missions du B.P.R.D. dans le cadre de la guerre qui les oppose aux monstres batraciens.

L’avis : War on Frogs n’est pas la suite du dernier tome de la série. Je ne m’en étais pas rendu compte avant de démarrer ma lecture, ce qui m’a un peu frustré. Je ne vois pas trop l’intérêt d’intercaler une collection d’histoires courtes entre les deuxièmes et troisièmes tomes de ce qui forme une trilogie. Le pire, c’est que le vol. 13 sera aussi une digression vers le passé, puisque c’est la mini-série 1947 qui en occupera les pages. J’avoue ne pas bien comprendre la politique éditoriale de Dark Horse en ce qui concerne B.P.R.D.

J’ai donc démarré ma lecture en bougonnant et la première histoire de ce recueil n’a pas franchement contribué à améliorer mon humeur. Mis à part le plaisir de revoir en action le défunt Roger l’Homonculus, je n’ai pas trouvé grand intérêt à cet épisode. Le style sans raffinement d’Herb Trimpe n’est pas ma tasse de thé et le fait que Guy Davis ait dû assurer l’encrage en urgence pour pallier aux retard du dessinateur n’a pas aidé. Assez mauvaise entame de l’ouvrage, donc.

L’épisode suivant est entièrement pris en charge par Guy Davis au dessin, ce qui améliore très nettement les choses. Côté scénario, ça se laisse lire, mais ça reste anecdotique.

Les choses décollent enfin avec le troisième épisode. Arcudi et Mignola nous propose un huis clos à la Alien dans lequel une équipe de soldats du B.P.R.D. se retrouve coincé avec un monstre dans une épave de bateau. L’ambiance tendue et claustrophobique est très bien mise en scène par le vétéran John Severin. Beau travail.

La quatrième histoire est à mon goût la meilleure du lot. Kraus se retrouve pour la première fois face aux fantômes d’un groupe de monstres grenouilles fraichement abattus et doit les guider vers ce qui les attend après la mort. L’idée est intrigante, le script efficace et, surtout, le travail de Peter Snejbjerg remarquable. Très belle tranche de B.P.R.D., pour la peine.

Jusqu’ici, on assistait à une belle montée en puissance. Le soufflet retombe un peu avec le dernier épisode, agréable à lire, mais pas d’un grand intérêt. Karl Moline livre une prestation tout à fait honnête, même si je trouve que son style s’adapte moyennement bien à l’univers d’Hellboy & co.

Bref, un recueil assez inégal, à mon avis pas indispensable, mais qui réserve tout de même de bons moments de lecture. A réserver aux vrais fans de B.P.R.D, les autres pouvant passer leur chemin.

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B.P.R.D. vol. 11: The Black Goddess

L’histoire : Le B.P.R.D. continue à traquer Memnan Saa, le mystérieux personnage qui a commencé par habiter les rêves de Liz et qui a finit par la kidnapper. Ils finissent par trouver sa forteresse, bientôt assaillie par leurs ennemis communs.

L’avis : The Black Goddess démarre directement dans la foulée du tome précédent. Comme lui, il est riche en action et en scènes de bataille épiques, ce qui donne l’occasion à Guy Davis de mettre en scène une multitude de gens tirant à tout va et de monstres déchainés, ce dont il s’acquitte fort bien. On assiste aussi à de nombreuses révélations sur le passé de Memnan Saa et de Lobster Jonhson. L’histoire avance donc à grand pas et contribue à étendre la compréhension de l’univers Hellboy dans son ensemble. Cependant, je commence à trouver les scènes de combat à grande échelle un peu répétitives et, à vrai dire, j’ai pris un peu moins de plaisir à lire ce tome que les précédents. Tout d’abord, le comportement de Abe, plus agressif et moi raisonné que d’habitude, le rend assez antipathique. Surprenant de la part d’une série qui a toujours soigneusement développé ses personnages. Johann Krauss n’est pas non plus montré sous un jour très favorable, mais on comprend mieux pourquoi vu ce qu’il a subit ces derniers temps. Ma moindre satisfaction réside peut-être aussi en partie dans le fait que ce Black Godness n’est que le deuxième tome d’une histoire en trois volets. Dans ce cas, une seconde lecture juste avant de lire la conclusion, annoncée comme un tournant majeur dans la série, devrait s’avérer plus satisfaisante. Wait and see.

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B.P.R.D. vol. 10: The Warning

L’histoire : Alors que le B.P.R.D. part à la recherche du capitaine Daimio, l’identité du mystérieux individu qui occupe les rêves de Liz est révélée. Ses motivations, elles, restent obscures.

L’avis : The Warning est la première partie d’un triptyque qui s’annonce comme apocalyptique. Les destructions massives débutent donc ici, et c’est la ville de Munich qui en fait les frais. Beaucoup d’action, avec un Abe Sapien qui se transforme en chef de troupes. Un rôle très martial, emprunt d’une certaine dureté qu’on ne lui connaissait pas. Beaucoup de ravages aussi, perpétrés par des robots crabes de toute beauté. Bravo à Mike Mignola et Guy Davis pour les visuels.

En revanche, je n’ai pas été emballé par toutes les scènes d’action. A deux reprises, les gars du B.P.R.D. se jettent au milieu de la mêlée à un contre cent et font un carnage sans subir de perte. Pendant ce temps, Kate flirte avec un officier allemand. Tout ça est peu crédible. Il n’y a pas là de quoi avoir gâché ma lecture, mais c’est assez étonnant de la part de cette série qui cultive l’excellence depuis des années.

Heureusement, la qualité de la mise en scène des personnages est toujours aussi bonne. Comme à leur habitude, Mignola et Arcudi ne négligent personne, mais mettent un coup de projecteur sur un individu. Après Abe et Daimio, c’est au tour de Johann Krauss. Après avoir perdu le corps dont il a jouit trop brièvement, on perçoit toute sa détresse et sa colère. Quant à la scène finale où il rend visite aux fantômes de son ancien quartier, elle est remarquablement touchante. Rien que pour ces quelques pages, ce tome de B.P.R.D. vaut largement le détour.

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