Alex + Ada vol. 3

Le pitch : Quand le bras armé de la justice rattrape le couple interdit…

L’avis : Ce troisième tome est la conclusion de la série de science fiction romantique proposée par Sarah Vaughn et Jonathan Luna. Les deux tourtereaux au centre de l’histoire n’ont pas vraiment le temps de vivre leur passion avant d’être rattrapés par la justice. Le premier tiers continue d’explorer la thématique de l’amour interdit dans une société qui a peur, puis c’est la séance de la fuite avec son lot d’action, avant de terminer par un épilogue qui déroule 25 ans en vitesse accélérée. J’ai trouvé la conclusion satisfaisante dans l’ensemble, quoiqu’un peu rapide et manquant d’impact émotionnel. C’est une histoire plus intéressante, de par les questions qu’elle pose, que touchante, ce qui est un petit peu dommage pour une histoire d’amour. Bref, je recommanderais plus vivement cette série aux amateurs de science fiction qui fait réfléchir qu’aux coeurs d’artichaut.

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Alex + Ada vol. 2

Le pitch : De la difficulté de s’aimer quand on est un homme et une androïde.

L’avis : Dans la foulée du premier tome, j’ai continué à lire cette histoire de science fiction romantique. La première partie est particulièrement réussie. Ada découvre la vie en pleine conscience, nos deux presque-tourtereaux se rapprochent sans trop savoir comment faire, à la fois sur le plan affectif et sur la façon de gérer l’hostilité du monde environnant. La suite n’est pas moins intéressante, mais j’y mettrai quelques bémols mineurs. Certains touchent aux ressorts un peu raides du scénario [Attention Spoiler : le départ un peu trop rapide d'Ada ; l'interpellation un peu trop rapide par le FBI]. Un autre concerne le dessin. J’apprécie pourtant le style de Jonathan Luna, mais, de fait, ses postures sont parfois raides. Il compense la plupart du temps assez bien ce défaut, mais lorsqu’il met en scène pendant trois pages les ébats du couple, dieu que ça m’a paru mécanique. Il n’empêche que j’ai bien envie de connaître la suite de cette histoire d’amour qui ne va pas manquer d’être contrariée.

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Alex + Ada vol. 1

Le pitch : Alex déprime de s’être fait larguer. Pour le sortir de sa morosité, sa grand-mère lui offre une compagne androïde dernier cri, mais Alex va très vite s’apercevoir que le manque de volonté propre de la machine, aussi belle soit-elle, le dérange profondément.

L’avis : Si vous avez aimé Real Humans ou Blade Runner, vous devriez aimer Alex + Ada. Le fond de commerce est le même : dans une société pas si éloignée de la nôtre, la robotique a fait de telle progrès que des androïdes parfaitement semblables aux hommes et dotés de conscience sont une réalité. Cela pose nombre de questions éthiques et métaphysiques qui, mélangées à la peur d’une technologie qui peut nous dépasser, interroge notre vision du monde. Plaqué sur ces questions de fond, on trouve une part de romance et quelques touches d’humour bien senties. Le tout est fort bien raconté dans le style décompressé auquel les frères Luna nous ont habitué. D’ailleurs, je n’ai pas vraiment noté de différence de style, au niveau du script comme du dessin, entre les précédentes productions des frangins et ce récit où seul John officie en compagnie de Sarah Vaughn. En tout cas, ça se lit vite, ce n’est pas véritablement original, mais c’est très efficace et ça fait un très bon tome d’introduction. Reste à voir maintenant où tout cela va nous mener et notamment comment le passage à la vitesse supérieure va être négocié. Réponse très bientôt avec le deuxième tome que j’entame dès demain.

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The Sword vol. 4: Air

L’histoire : Dana poursuit sa quête de vengeance en affrontant Malia, la déesse de l’air. Cette fois, l’affrontement n’est pas que physique.

L’avis : Les critiques se suivent et se ressemblent parfois. Pourtant, The Sword n’a pas grand chose à voir avec Scott Pilgrim, mais il s’agit là aussi d’un chapitre de conclusion qui, sans totalement démériter, s’avère être un peu décevant.

Le premier tiers du bouquin est plutôt bavard et il ne se passe pas grand chose de notable. Le contraste avec le tome 3, très prenant car riche en action, est saisissant. Lorsque le combat avec Malia arrive, le scénario décolle enfin, mais, là encore, la comparaison avec ce qui a précédé a fait que je suis resté sur ma faim. Une des forces des frères Luna jusqu’ici a été de proposer des scènes d’action inventives et ultra-dynamiques. Ici, pas grand chose de surprenant. Le troisième tiers, enfin, repose sur plusieurs coups de théâtre qui s’enchainent. Pour la peine, là, j’ai vraiment été surpris, d’une part parce que je ne m’y attendais pas et d’autre part car les révélations qui sont faites viennent expliquer un certain nombre d’incohérences passées. Difficile d’être plus précis sans révéler des éléments clés du scénario. Ces rebondissements ne manquent pas d’intérêt, mais, là encore, j’ai trouvé l’exécution insatisfaisante sous certains aspects. Il y a un monologue explicatif d’un des personnages que j’ai trouvé un peu long et surtout totalement pas crédible. Les frères Luna m’ont pourtant habitué à gravement malmener les lois de la physique et de l’anatomie, mais, dans la mesure où c’était pour proposer des visuels percutants, ça ne me dérangeait pas, au contraire. Là, ce qui est raconté m’a fait lever les yeux au ciel à répétition (pour ceux qui ont lu, je parle de la descente au cœur de la planète et ce qui s’ensuit). Heureusement, j’ai trouvé que les toutes dernières pages formaient une fort belle conclusion à l’histoire.

Au bout du compte, malgré ce chapitre final en demi-teinte, j’aurais quand-même tendance à recommander la lecture de The Sword. L’ensemble est cohérent, avec une narration efficace, et réserve de belles pépites, en particulier dans le troisième TPB.

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The Sword vol. 3: Earth

L’histoire : Dara part à la recherche de Knossos, installé au Mexique où il tire profit de ses pouvoirs dans le trafic de drogue.

L’avis : Dans ma critique du tome précédent, je disais que la série était « bien partie pour se résumer à une histoire de vengeance ». C’est effectivement le cas. Après Zakros, Knossos. L’entame de ce troisième opus laisse penser que le scénario va suivre le même fil que dans le chapitre précédent. J’ai donc eu un peu peur de m’ennuyer en lisant la suite. C’était sans compter avec les frères Luna qui ont plus d’un lapin dans leur chapeau.

A partir du second épisode, le récit s’avère passionnant avec des cliffhangers réussis à la fin de chaque épisodes, au point où j’ai été incapable de reposer le bouquin avant d’avoir fini. Autant dire qu’il y a beaucoup d’action, parfois franchement hardcore. Comme dans l’épisode précédent, le tranchant de l’épée donne lieu à des scènes de mutilations qui seraient répétitives à la longue si les frères Luna ne saupoudraient ça d’idée bien futées qui savent surprendre. Du point de vue du développement des personnages, c’est cette fois la relation de Dara à sa mère qui est exploré, avec beaucoup de justesse j’ai trouvé. Enfin, la fin de l’ouvrage offre un rebondissement prometteur pour la suite.

A mon avis, ce chapitre est de loin le meilleur des trois déjà parus. Si les frères Luna transforme l’essai dans le quatrième et dernier tome, The Sword est bien parti pour être leur meilleure production jusqu’ici, devant Ultra et Girls. Croisons les doigts.

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The Sword vol. 2: Water

L’histoire : Bien décidée à se venger de ceux qui ont tué sa famille, Dara prend la direction des Bahamas. Elle y affrontera Zakros, le maître de l’eau.

L’avis : Le premier tome de la série s’est terminé en dévoilant l’histoire de l’épée, du père de Dara et de ses opposants. Plus de suspens sur ce point, donc. A partir de là, The Sword est bien partie pour se résumer à une histoire de vengeance. Les grandes lignes du scénario n’ont donc rien de bien original. L’impression est renforcée par l’introduction de quelques grosses ficelles, comme le fait que Justin se souvienne de l’endroit où Zakros aime à se retrouver régulièrement et que, comme par hasard, le bougre s’y trouve quand nos héros s’y pointent. Idem pour l’attaque de pirates sur le bateau qu’ils empruntent. Que de coïncidences ! Les frères Luna se rattrapent ailleurs. Les personnages sont bien définis et leurs dialogues sonnent justes. Les flash-backs de Dara concernant sa sœur fournissent des touches émotionnelles bien insérées dans le reste de l’histoire. Et puis, il y a beaucoup d’action, puisque le combat entre Dara et Zakros prend pas moins des deux tiers du bouquin. Ça aurait pu être un peu longuet, mais non, car il y a pas mal d’idées assez inventives liées à l’utilisation des pouvoirs de Zakros et de l’épée de Dara. Tout ça fait un récit franchement efficace et somme toute très satisfaisant.

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The Sword vol. 1: Fire

L’histoire : Dara Brighton a perdu l’usage de ses jambes, mais la vie lui a accordé quelques raisons d’être heureuse. C’est une étudiante en art brillante, entourée d’une famille aimante. Tout change le jour où trois étrangers font irruption chez elle à la recherche d’une mystérieuse épée qui accorde à celui qui la porte des pouvoirs surhumains.

L’avis : Après Ultra et Girl, revoilà les frères Luna. L’histoire change, mais la recette est globalement assez similaire. Leur force réside dans la capacité à accrocher le lecteur dès le début avec des personnages bien définis et une intrigue à suspens, puis à ne pas le lâcher. En ce qui me concerne, ça marche plutôt bien. La narration est simple, mais diablement efficace. Jonathan Luna n’est clairement pas un virtuose du crayon, mais il a un style distinctif et se sert très bien des possibilités offertes par l’informatique pour enrichir son trait et sa mise en couleur. Les scènes d’action donnent lieu à quelques moments plutôt gores, mais habilement mis en image. Tout comme dans Girl, la narration est très décompressée et c’est là où ça risque de pêcher. Pour l’instant, je n’ai regretté que quelques conversations téléphoniques un peu longuettes, mais j’ai un peu peur pour l’avenir. En effet, le tome 1 se termine par la révélation de l’origine de l’épée. Le gros du mystère de l’intrigue s’est donc évaporé. Reste-t-il derrière suffisamment de matière pour continuer à attiser l’intérêt du lecteur que je suis ou va-t-on avoir droit un un long jeu du chat et de la souris entre Dara et ceux qui la poursuivre ? Qui lira verra. En tout cas, ce premier tome est pour moi une réussite et c’est suffisant pour dire encore.

Pour voir : l’intégralité du premier épisode
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