Noir

Cela faisait un moment que je ne m’étais pas mis une anthologie sous la dent, mais difficile de résister à ce recueil proposé par Dark Horse, non seulement parce qu’il s’agit de polar noir, un genre que j’apprécie particulièrement, mais surtout à cause de l’impressionnante brochette d’artistes impliqués dans l’affaire.

L’ouvrage commence d’ailleurs très fort avec un morceau de Stray Bullets par David Lapham. C’est intense comme aux grands jours de cette série mythique et on ne peut que se demander pourquoi elle est en hiatus depuis si longtemps. La conclusion est également réjouissante grâce au clin d’œil final de Brian Azzarello à DC Comics et au dessin toujours délicieux des frères Bá et Moon. Entre ces deux pièces, les contributions sont globalement satisfaisantes. Je ne taxerai pas le recueil d’inégal, car on ne peut pas dire qu’il y ait de vilains petits canards au milieu de l’ensemble, mais certaines perles brillent moins qu’elles ne devraient. Même le Criminal de Brubaker et Philips, pourtant dans un noir et blanc qui lui sied parfaitement, se termine trop vite. C’est d’ailleurs le reproche qu’on peut faire à beaucoup des histoires qui composent l’ouvrage : elles laissent un goût de trop peu en bouche. Restent quelques bonnes raisons d’acheter : les dessins splendides de Kano, la narration osée d’Alex de Campi, des découvertes intéressantes, comme les frères Fillbäch ou encore Hugo Petrus, et j’en passe.

Au final, je dirais qu’il ne s’agit probablement pas d’une lecture indispensable, mais je recommande sans hésiter aux fans du genre ce sombre mille-feuille imbibée de meurtre. Ils devraient y trouver leur compte.

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The Immortal Iron Fist vol. 2: The Seven Capital Cities Of Heaven

L’histoire : Iron Fist se rend à la convocation du seigneur de K’un-Lun pour affronter les représentants des six autres cités mystiques. Pendant ce temps, sur terre, Xao et les hordes d’Hydra poursuivent leur plan visant à détruire K’un-Lun.

L’avis : Du bon et du moins bon dans ce second tome d’Iron Fist. L’histoire se lit plutôt bien dans l’ensemble et les scènes de combat sont tout à fait spectaculaires, surtout quand elles sont prises en charge par David Aja. Sa prestation au dessin m’a encore plus emballée que pour le premier tome. Du design des combattants, exceptionnel, aux ambiances de la Cité, en passant par les scènes de Kung Fu, il n’y a rien à jeter. Son seul défaut est de ne pas prendre en charge l’ensemble de l’histoire. A côté de lui, la kyrielle de dessinateurs impliqués fait pale figure, même si ça reste souvent de bonne facture dans l’absolu. Le moins bon réside essentiellement dans deux des huit épisodes qui constituent l’ouvrage. Il y a tout d’abord le Iron Fist Annual qui s’insère mal au milieu de la série régulière, pas par le contenu de l’histoire, mais par son ton résolument plus pulp. De plus, le dessin de Howard Chaykin et Dan Brereton est loin d’être enthousiasmant. Ensuite, et c’est probablement le plus regrétable, j’ai trouvé le dernier épisode très laborieux. Beaucoup d’action sans relief et une écriture bâclée. Est-ce dû au fait que Brubaker et Fraction passent la main à un autre scénariste pour la suite. Probablement. En tout cas, la fin m’a laissé avec quelques regrets.

Pour voir : David Aja, Tonci Zonjic et Howard Chaykin à l’œuvre
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