The Unwritten vol. 11: Apocalypse

Le pitch : L’affrontement final, entre fiction et réalité.

L’avis : Après le calamiteux crossover avec Fables, suivi d’un tome de meilleure facture mais tout de même inférieur à ce que The Unwritten nous a habitué, j’avoue avoir abordé ce volume de conclusion avec une certaine appréhension. Ca aurait été vraiment dommage de finir sur une mauvaise note pour ce qui a été pendant longtemps une des meilleures séries sur le marché. Heureusement, ce n’est pas le cas. Mike Carey et Peter Gross livrent une fin riche, voire complexe, mais parfaitement cohérente avec ce qu’a été la série depuis le début. La première partie porte sur la quête du Graal sensé sauvé Leviathan ou détruire toute existence. Le mélange entre réalité et fiction, en l’occurence les mythes arthuriens, atteint un niveau d’entrelacement jamais vu jusqu’ici. Ca donne lieu à de très beaux moments de narration, même si certains dialogues en anglais médiéval ne sont pas des plus aisés à comprendre. La partie finale n’est pas moins exigeante, mais l’exercice intellectuel qu’elle demande ne se fait pas au détriment de l’émotion de voir les personnages finir leur parcours, chacun à sa façon. Au final, malgré les faux pas des deux derniers tomes, je ne regrette vraiment pas d’avoir suivi cette série de haute volée et j’espère que le tandem Carey-Gross n’a pas tourné la dernière page de leur collaboration.

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The Unwritten vol. 10: War Stories

Le pitch : Tom Taylor retrouve les siens dans un monde déchiré où fiction et réalité souffrent.

L’avis : Après l’excursion ratée dans le monde de Fables, The Unwritten revient sur le chemin qui le mène vers sa conclusion. Côté dessin, rien à redire, Peter Gross soigne son travail. Côté scénario, c’est plus mitigé. Le monde est plongé dans le chaos, à l’image du Leviathan à l’agonie. Le script reflète ce chaos ce qui, d’une certaine façon, est cohérent. Le problème pour le lecteur, c’est que c’est parfois assez confus et, personnellement, j’ai eu du mal à rentrer dans l’histoire. Reste à savoir maintenant si le dernier tome de la série clôturera de façon satisfaisante cette série jusqu’ici excellente. Je l’espère sincèrement. Verdict très vite.

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The Unwritten vol. 9: The Unwritten Fables

Le pitch : Suite à une erreur d’aiguillage, Tommy se retrouve dans le monde des Fables pour affronter Mister Dark.

L’avis : Faire se rencontrer les univers de Fables et The Unwritten, voilà qui avait beaucoup de sens. Après tout, les deux séries reposent sur un socle fantastique commun : la personnification du pouvoir des oeuvres de fiction. Deux bonnes séries, deux bons scénaristes, deux bons dessinateurs, tout ça faire forcément une mélange de grande qualité, non ? Et bien non, justement. L’alchimie ne fonctionne pas. Mis à part quelques idées intéressantes ça et là, le scénario ne trouve pas son souffle et s’apparente à un jeu de massacre des personnages de Fables. La collaboration entre Peter Gross et Mark Buckingham au dessin n’apporte pas grand chose non plus car le premier ne semble pas spécialement à l’aise pour manier les jouets du second. Et puis, de toute façon, tous les événements sont effacés en un claquement de doigts à la fin, ce qui fait de cette histoire une parenthèse assez vaine, aussitôt oubliée. Dommage.

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The Unwritten vol. 8: Orpheus in the Underworld

Le pitch : Tom part à la recherche de Lizzie au sein des histoires d’enfer sous toutes leurs formes. Pendant ce temps, en Australie, Savoy et Didge enquêtent sur de mystérieux meurtres au centre desquels se trouve un petit garçon qui aime les histoires de zombies.

L’avis : Depuis le début, The Unwritten est un récit d’une grande richesse intellectuelle et d’une grande densité narrative. Cependant, l’intelligence de l’écriture de Mike Carey a toujours rendu la complexité du récit très accessible. Pour la première fois, j’ai quand-même eu un petit peu de mal à le suivre dans les méandres de cet univers qui mélange allègrement mythes et réalité. Je ne sais pas si c’est dû justement au fait que la frontière entre les deux est de moins en moins nette ou si c’est parce que je commence à avoir du mal à me souvenir de tous les évènements antérieurs, mais j’ai eu cette fois le sentiment de ne plus bien savoir d’où on venait et où on allait. Il n’empêche que je ne me suis pas ennuyé une seconde et que la qualité de l’exécution reste élevée. C’est vrai pour l’écriture, et aussi pour le dessin de Peter Gross, fort bien assisté pour deux épisodes par Dean Ormston. Le tome se conclue par une pirouette (littéralement) qui annonce le crossover à venir avec Fables. Le mariage est logique, espérons qu’il soit beau.

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The Unwritten: Tommy Taylor and the Ship That Sank Twice

Le pitch : Les origines entrelacées de Tom et Tommy Taylor.

L’avis : Mike Carey et Peter Gross ont choisi de présenter le récit de la naissance de Tom et Tommy hors du cadre de la série régulière. J’étais assez septique sur l’intérêt de cette manœuvre, mais, après lecture, je la comprends. En effet, les auteurs voulaient visiblement prendre leur temps de raconter dans un récit dense et détaillé les motivations de Wilson Taylor et comment il a réussit cette entreprise folle de faire de son fils un point de perméabilité entre le réel et l’imaginaire de la littérature. Ca aurait demandé d’interrompre l’intrigue principale trop longtemps. Donc, pourquoi pas déplacer le récit en annexe, d’autant qu’il se suffit relativement bien à lui-même. Pour les lecteurs assidus de la série régulière, cette lecture est bien entendue très gratifiante, car elle vient confirmer et préciser tout ce qui s’était construit jusqu’ici. Les nouveaux lecteurs n’auront pas toutes les clés pour pleinement apprécié l’histoire, mais il me semble ça reste tout de même une lecture accessible. En tout cas, personnellement, je me suis véritablement régalé. Mon seul bémol concernera le dessin. Si Peter Gross s’occupe bien de l’ensemble des mises en page de l’ouvrage, il délègue les crayonnés et l’encrage à pas moins de six artistes différents, auxquels il faut ajouter quatre coloristes. L’homogénéité de l’ensemble en souffre beaucoup et j’ai trouvé ça dommage.

Pour voir : Pas trouvé de preview, à mon grand étonnement.
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The Unwritten vol. 7: The Wound

Le pitch : Un an après l’affrontement avec la Cabale, Tom fait une tournée internationale, Richie est devenu un auteur à succès et une série de disparition attire l’attention de la police australienne.

L’avis : Le tome précédent a sévèrement bousculé le status quo. Je me demandais comment la série allait rebondir. Et bien, de fort belle manière. En préambule, on retrouve The Tinker, toujours à la recherche de sa bien-aimée dans le monde des escaliers. Il y rencontre Pauly, le lapin toujours aussi irascible et agressif. Ca donne un épisode à la fois drôle et touchant, avec un Peter Gross fort bien assisté par Rufus Dayglo au dessin. Ensuite, retour dans le monde normal (quoique, de moins en moins normal, depuis qu’on y trouve des licornes parlantes). Carey et Gross font une ellipse d’un an, remettent Tom, Richard et Rauch en selle dans de nouvelles postures et introduisent de nouveaux personnages qui seront clairement importants pour la suite. Le dernier épisode, peut-être le moins réussi des six, revient en arrière et remplit une part de l’ellipse. Mis à part le premier épisode, on retrouve Peter Gross seul au dessin. Ca faisait longtemps, et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il revient en forme, surtout sur les premiers épisodes. L’élégance et la finesse de son trait m’avait manqué. C’est vraiment un artiste sous-évalué selon moi. Bref, The Unwritten ne fléchit toujours pas et on ne va pas s’en plaindre.

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The Unwritten vol. 6: Tommy Taylor and the War of Words

Le pitch : Tom affronte face à face la Cabale et Pullman, dont on connait de mieux en mieux le rôle depuis l’antiquité jusqu’à nos jours.

L’avis : Ce nouveau tome de The Unwritten s’organise de la façon suivante : cinq épisodes qui forment l’intrigue principale, intercalés par autant d’histoires qui explore le passé de la cabale, avec Pullman bien souvent au centre des évènements. Cette structure pourrait sembler hachée, mais, au final, ça fonctionne très bien en TPB.

L’intrigue principale est remplie d’action. Tom, franchement énervé par les évènements du dernier tome (on le serait à moins), passe à l’offensive. Ça se traduit par une série d’affrontements qui va laisser beaucoup de monde sur le carreau. Le moins qu’on puisse dire est que les auteurs bouscule le status quo, à tel point qu’on pourrait se demander comment ils vont rebondir après. Heureusement, ils ouvrent quelques portes qui donnent un peu de perspective. Cette partie de l’ouvrage se lit donc très bien, avec juste deux bémols. Le premier est l’affrontement final avec Pullman qui m’a laissé un peu sur ma faim. Le second concerne le dessin, puisque Peter Gross, qui ne réalise que le gros des crayonnés, laisse les finissions à M.K. Perker et c’est loin d’être un bon mariage. Le tandem produit les moins belles planches que cette série ait jamais connu.

Les épisode intercalaires oscillent quant à eux entre le très bon et l’excellent. Ces digressions historiques pour la plupart, ou mettant en scène des personnages secondaires, enrichissent considérablement l’univers de The Unwritten. Certains épisodes sont de véritables perles, notamment les origines de Anna Rauch, d’une rare intensité. C’est d’autant plus vrai que sur le plan graphique, il n’y a rien à redire. Quant Peter Gross officie, c’est cette fois avec les « finisseurs » de grand talent (Dean Ormston et Vince Locke). Quant il s’efface complètement, il est remplacé par des pointures comme Geary, Talbot, Erskine et Kaluta. Seul le dernier épisode est pris en charge par un inconnu (pour moi), Gabriel Hernandez Walta, qui ne démérite pas le moins du monde.

Bref, les courtes histoires qui émaillent le récit feraient presque oublier les bémols que j’ai exprimé sur l’intrigue principale et, au vu de leur qualité, je trouve le moins qui ponctue mon A presque superflu. The Unwritten reste une des meilleures séries du moment. Mangez en ! D’ailleurs, moi, j’enchaine avec le volume 7 que j’ai reçu il y a peu.

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The Unwritten vol. 5: On to Genesis

Le pitch : Toujours à la recherche du sens de son existence, Tom Taylor s’empare des carnets de notes de son père. Ceux-ci vont le mener dans les années 30, à l’aube de l’apparition du comics de super-héros.

L’avis : The Unwritten se maintient avec ce cinquième volume au niveau d’excellence auquel elle nous a habitué ces derniers temps. La narration et les dialogues font preuve d’une grande maitrise, c’est évident, mais la série brille surtout par l’intelligence avec laquelle Mike Carey exploite son concept de base : la littérature et l’inconscient collectif des lecteurs du monde entier est source de magie. Dans ce contexte, l’apparition du comics, et de la littérature populaire en générale, est un évènement majeur, car elle permet de donner accès à une myriade de nouveaux lecteurs aux grands mythes classiques, revisités. C’est donc une source de pouvoir que la cabale, le groupe qu’affronte Tom, va chercher à contrôler, notamment en dépouillant les auteurs de leurs droits et en transformant les personnages en franchises. Bref, vous l’aurez compris, The Unwritten offre deux niveaux de lecture tout aussi passionnants l’un que l’autre. Outre l’intelligence du scénario de Mike Carey, la série bénéficie de l’élégance du dessin de Peter Gross, qui laisse la main à Vince Locke pour les séquences du passé. Comme dans le tome précédent, et peut-être même plus, la collaboration entre les deux dessinateurs fonctionne très bien. Une fois encore, je ne saurais trop recommander cette excellente série.

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The Unwritten vol. 4: Leviathan

Le pitch : Tom cherche à comprendre quel est la source de ses pouvoirs. Cela passe par la visite de Moby Dick, le roman d’Herman Melville.

L’avis : Après un excellent troisième tome qui a vraiment lancé la série, The Unwritten ne déçoit pas. Le début de l’histoire s’inscrit dans la ligne droite du tome précédent : Tom, Liz et Savoy prennent la route pour chercher à comprendre qui est réellement Tom. L’accent est porté sur chacun des personnages et sur leurs relations. Une nouvelle ennemie assez terrifiante est également introduite. Puis, Tom quitte le monde réel pour aller explorer Moby Dick et au-delà. Le scénario est nettement plus barré à partir de ce point. Les références à la littérature classique sont nombreuses, tout en restant très accessibles. Côté dessin, le monde réel est entièrement pris en charge par Peter Gross dans le style qu’on lui connait. Pour les flashbacks et les séquences littéraires, Gross ne fournit que les esquisses et c’est Vince Locke qui termine les crayonnés et fait l’encrage. Le contraste est très net et sert parfaitement bien l’histoire. Le dernier épisode est à part. On retrouve Pauly Bruckner, le lapin enfermé dans un monde de fables par le père de Tom, qu’on avait déjà vu à la fin du tome 2. Faute de savoir pour l’instant quel est la place du personnage dans l’histoire, l’épisode paraît complètement déconnecté du reste de l’ouvrage et pourrait être comparé à une espèce d’épisode trash de Fables. Il n’en est pas moins passionnant, d’autant que Gross collabore cette fois avec Al Davison et que le résultat est splendide. Bref, The Unwritten est sans conteste une des meilleures séries du moment, à ne rater sous aucun prétexte.

Pour voir : Aucune preview dispo pour ce tome, mais quelques sympathiques planches de travail de la collaboration Gross-Davison
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The Unwritten vol. 3: Dead Man’s Knock

L’histoire : Avec la sortie du nouveau tome de Tommy Taylor, Tom espère pouvoir confronter son père. La rencontre sera bien plus mouvementée que prévue.

L’avis : Jusqu’ici, je considérais The Unwritten comme une série de bonne facture, mais loin d’être aussi exceptionnelle que certains l’affirmaient. Avec le tome 3, je me range du côté des vrais fans. La série décolle véritablement et de la plus belle manière, avec un scénario riche en rebondissements et passionnant à suivre. Mike Carey maitrise sa narration et nous offre même un joli exercice de style : raconter les origines de Lizzie sous forme interactive où le lecteur choisit entre plusieurs alternatives à différents moments clés de l’histoire. Ceux qui, comme moi, ont pratiqué les livres dont vous êtes le héros en étant gamin apprécieront. De plus, ça permet de laisser planer le doute quant aux véritables intentions de Wilson vis-à-vis de Tom et Lizzie. Bien joué. Côté dessin, Peter Gross fait un travail élégant, avec une belle régularité, comme d’habitude. Bref, rien à jeter et quelques très beaux morceaux dans ce troisième volet. On en redemande.

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