The Unwritten vol. 7: The Wound

Le pitch : Un an après l’affrontement avec la Cabale, Tom fait une tournée internationale, Richie est devenu un auteur à succès et une série de disparition attire l’attention de la police australienne.

L’avis : Le tome précédent a sévèrement bousculé le status quo. Je me demandais comment la série allait rebondir. Et bien, de fort belle manière. En préambule, on retrouve The Tinker, toujours à la recherche de sa bien-aimée dans le monde des escaliers. Il y rencontre Pauly, le lapin toujours aussi irascible et agressif. Ca donne un épisode à la fois drôle et touchant, avec un Peter Gross fort bien assisté par Rufus Dayglo au dessin. Ensuite, retour dans le monde normal (quoique, de moins en moins normal, depuis qu’on y trouve des licornes parlantes). Carey et Gross font une ellipse d’un an, remettent Tom, Richard et Rauch en selle dans de nouvelles postures et introduisent de nouveaux personnages qui seront clairement importants pour la suite. Le dernier épisode, peut-être le moins réussi des six, revient en arrière et remplit une part de l’ellipse. Mis à part le premier épisode, on retrouve Peter Gross seul au dessin. Ca faisait longtemps, et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il revient en forme, surtout sur les premiers épisodes. L’élégance et la finesse de son trait m’avait manqué. C’est vraiment un artiste sous-évalué selon moi. Bref, The Unwritten ne fléchit toujours pas et on ne va pas s’en plaindre.

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The Unwritten vol. 6: Tommy Taylor and the War of Words

Le pitch : Tom affronte face à face la Cabale et Pullman, dont on connait de mieux en mieux le rôle depuis l’antiquité jusqu’à nos jours.

L’avis : Ce nouveau tome de The Unwritten s’organise de la façon suivante : cinq épisodes qui forment l’intrigue principale, intercalés par autant d’histoires qui explore le passé de la cabale, avec Pullman bien souvent au centre des évènements. Cette structure pourrait sembler hachée, mais, au final, ça fonctionne très bien en TPB.

L’intrigue principale est remplie d’action. Tom, franchement énervé par les évènements du dernier tome (on le serait à moins), passe à l’offensive. Ça se traduit par une série d’affrontements qui va laisser beaucoup de monde sur le carreau. Le moins qu’on puisse dire est que les auteurs bouscule le status quo, à tel point qu’on pourrait se demander comment ils vont rebondir après. Heureusement, ils ouvrent quelques portes qui donnent un peu de perspective. Cette partie de l’ouvrage se lit donc très bien, avec juste deux bémols. Le premier est l’affrontement final avec Pullman qui m’a laissé un peu sur ma faim. Le second concerne le dessin, puisque Peter Gross, qui ne réalise que le gros des crayonnés, laisse les finissions à M.K. Perker et c’est loin d’être un bon mariage. Le tandem produit les moins belles planches que cette série ait jamais connu.

Les épisode intercalaires oscillent quant à eux entre le très bon et l’excellent. Ces digressions historiques pour la plupart, ou mettant en scène des personnages secondaires, enrichissent considérablement l’univers de The Unwritten. Certains épisodes sont de véritables perles, notamment les origines de Anna Rauch, d’une rare intensité. C’est d’autant plus vrai que sur le plan graphique, il n’y a rien à redire. Quant Peter Gross officie, c’est cette fois avec les « finisseurs » de grand talent (Dean Ormston et Vince Locke). Quant il s’efface complètement, il est remplacé par des pointures comme Geary, Talbot, Erskine et Kaluta. Seul le dernier épisode est pris en charge par un inconnu (pour moi), Gabriel Hernandez Walta, qui ne démérite pas le moins du monde.

Bref, les courtes histoires qui émaillent le récit feraient presque oublier les bémols que j’ai exprimé sur l’intrigue principale et, au vu de leur qualité, je trouve le moins qui ponctue mon A presque superflu. The Unwritten reste une des meilleures séries du moment. Mangez en ! D’ailleurs, moi, j’enchaine avec le volume 7 que j’ai reçu il y a peu.

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The Unwritten vol. 5: On to Genesis

Le pitch : Toujours à la recherche du sens de son existence, Tom Taylor s’empare des carnets de notes de son père. Ceux-ci vont le mener dans les années 30, à l’aube de l’apparition du comics de super-héros.

L’avis : The Unwritten se maintient avec ce cinquième volume au niveau d’excellence auquel elle nous a habitué ces derniers temps. La narration et les dialogues font preuve d’une grande maitrise, c’est évident, mais la série brille surtout par l’intelligence avec laquelle Mike Carey exploite son concept de base : la littérature et l’inconscient collectif des lecteurs du monde entier est source de magie. Dans ce contexte, l’apparition du comics, et de la littérature populaire en générale, est un évènement majeur, car elle permet de donner accès à une myriade de nouveaux lecteurs aux grands mythes classiques, revisités. C’est donc une source de pouvoir que la cabale, le groupe qu’affronte Tom, va chercher à contrôler, notamment en dépouillant les auteurs de leurs droits et en transformant les personnages en franchises. Bref, vous l’aurez compris, The Unwritten offre deux niveaux de lecture tout aussi passionnants l’un que l’autre. Outre l’intelligence du scénario de Mike Carey, la série bénéficie de l’élégance du dessin de Peter Gross, qui laisse la main à Vince Locke pour les séquences du passé. Comme dans le tome précédent, et peut-être même plus, la collaboration entre les deux dessinateurs fonctionne très bien. Une fois encore, je ne saurais trop recommander cette excellente série.

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The Unwritten vol. 4: Leviathan

Le pitch : Tom cherche à comprendre quel est la source de ses pouvoirs. Cela passe par la visite de Moby Dick, le roman d’Herman Melville.

L’avis : Après un excellent troisième tome qui a vraiment lancé la série, The Unwritten ne déçoit pas. Le début de l’histoire s’inscrit dans la ligne droite du tome précédent : Tom, Liz et Savoy prennent la route pour chercher à comprendre qui est réellement Tom. L’accent est porté sur chacun des personnages et sur leurs relations. Une nouvelle ennemie assez terrifiante est également introduite. Puis, Tom quitte le monde réel pour aller explorer Moby Dick et au-delà. Le scénario est nettement plus barré à partir de ce point. Les références à la littérature classique sont nombreuses, tout en restant très accessibles. Côté dessin, le monde réel est entièrement pris en charge par Peter Gross dans le style qu’on lui connait. Pour les flashbacks et les séquences littéraires, Gross ne fournit que les esquisses et c’est Vince Locke qui termine les crayonnés et fait l’encrage. Le contraste est très net et sert parfaitement bien l’histoire. Le dernier épisode est à part. On retrouve Pauly Bruckner, le lapin enfermé dans un monde de fables par le père de Tom, qu’on avait déjà vu à la fin du tome 2. Faute de savoir pour l’instant quel est la place du personnage dans l’histoire, l’épisode paraît complètement déconnecté du reste de l’ouvrage et pourrait être comparé à une espèce d’épisode trash de Fables. Il n’en est pas moins passionnant, d’autant que Gross collabore cette fois avec Al Davison et que le résultat est splendide. Bref, The Unwritten est sans conteste une des meilleures séries du moment, à ne rater sous aucun prétexte.

Pour voir : Aucune preview dispo pour ce tome, mais quelques sympathiques planches de travail de la collaboration Gross-Davison
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The Unwritten vol. 3: Dead Man’s Knock

L’histoire : Avec la sortie du nouveau tome de Tommy Taylor, Tom espère pouvoir confronter son père. La rencontre sera bien plus mouvementée que prévue.

L’avis : Jusqu’ici, je considérais The Unwritten comme une série de bonne facture, mais loin d’être aussi exceptionnelle que certains l’affirmaient. Avec le tome 3, je me range du côté des vrais fans. La série décolle véritablement et de la plus belle manière, avec un scénario riche en rebondissements et passionnant à suivre. Mike Carey maitrise sa narration et nous offre même un joli exercice de style : raconter les origines de Lizzie sous forme interactive où le lecteur choisit entre plusieurs alternatives à différents moments clés de l’histoire. Ceux qui, comme moi, ont pratiqué les livres dont vous êtes le héros en étant gamin apprécieront. De plus, ça permet de laisser planer le doute quant aux véritables intentions de Wilson vis-à-vis de Tom et Lizzie. Bien joué. Côté dessin, Peter Gross fait un travail élégant, avec une belle régularité, comme d’habitude. Bref, rien à jeter et quelques très beaux morceaux dans ce troisième volet. On en redemande.

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The Unwritten vol. 2: Inside Man

L’histoire : Incarcéré, Tommy découvre vite qu’il a des ennemis dans l’enceinte de la prison. Heureusement pour lui, il y trouve aussi des alliés.

L’avis : Après un premier tome plutôt réussi, The Unwritten continue d’entretenir le suspens sur les liens entre réalité et littérature. Au-delà, c’est même la véritable nature du personnage principal qui est en question.

La première partie de ce second tome est la plus ancrée dans le réel, même si La Chanson de Roland s’invite à la fête, sans oublier une brève apparition du monstre de Frankenstein. En tout cas, l’action est bien présente, avec un final bien senti et plutôt dur. Tommy et consorts évoluent ensuite dans le Stuttgart nazi de 1940, version fantasmagorique. Pour la peine, le sentiment de réel s’estompe. Mike Carey continue à distiller des éléments d’information qui laissent au lecteur tout le terrain nécessaire pour faire des hypothèses sur les fondements du scénario, mais, au final, ce ne sont que des hypothèses et le mystère reste entier. Le dernier épisode offre un virage à 90°, en proposant de suivre un ancien ennemi du père de Tommy qui s’est retrouvé banni dans un mode de fables, coincé dans un corps de lapin. Tout au long de l’ouvrage, Peter Gross montre tout l’éclectisme de son talent. En s’appuyant sur des encreurs et des coloristes au styles très différents, il donne à chacune des trois parties de l’ouvrage une véritable identité graphique.

Au final, l’impression reste bonne, même si je continue à trouver que le niveau n’est pas tout-à-fait à la hauteur du buzz que génère cette série. En tout cas, j’ai le sentiment que le scénario nous mène en bateau, mais ce n’est pas déplaisant, et le dessin colle parfaitement au texte. Ce sont des raisons largement suffisantes pour continuer l’aventure.

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The Unwritten vol. 1: Tommy Taylor and the Bogus Identity

L’histoire : Tom Taylor est le fils d’un écrivain à très gros succès. Malheureusement pour lui, le succès littéraire de son père, maintenant disparu, s’est fait au travers de l’histoire d’un jeune magicien dont le modèle n’est autre que Tom lui-même lorsqu’il était enfant. Les fans de la série vouent par conséquent un culte au jeune homme dont il se serait bien passé. Un jour, lors d’une convention, une spectatrice interpelle Tom et met en doute son identité. Cet épisode va mettre en évidence un secret jusqu’ici bien gardé : Tom a peut-être plus en commun avec le personnage créé par son père qu’il ne le pense. De plus, il est surveillé depuis son enfance par un groupe d’individus dangeureux qui semblent avoir un intérêt particulier chez beaucoup des grand auteurs de littérature, et cela depuis des siècles.

L’avis : J’avoue que j’étais curieux de lire ce premier tome de The Unwritten, ne sachant pas trop si j’allais être aussi emballé que nombre de chroniqueurs sur internet ou aussi peu intéressé que lorsque j’ai lu le Lucifer des mêmes auteurs. La réponse est ni l’un, ni l’autre. The Unwritten a bien plus en commun avec The Books of Magic, sur lequel Peter Gross a officié pendant longtemps, qu’avec Lucifer. Tant mieux !

L’originalité ici est que magie et littérature semble intimement mêlée, même s’il est encore difficile à la fin de ce premier tome de savoir où on nous mène. D’ailleurs, un des intérêts du scénario réside dans le fait qu’il incorpore habilement des références à la littérature anglophone. C’est particulièrement vrai du dernier épisode qui propose en marge de l’histoire principale un regard vers la vie de Kipling, qui aurait été sous le joug de la mystérieuse organisation qui s’intéresse à Tom. Personnellement, ces références littéraires ne me parlent qu’assez peu, n’ayant pas une grande culture de la littérature classique britannique, mais je ne les ai pas trouvé ennuyeuses non plus. En tout cas, le mystère qui entoure le personnage principal est bien entretenu. La narration est efficace, avec des changements brusques de ton, de rythme, voire de genre assez réussis. Au dessin, Peter Gross suit d’ailleurs parfaitement le rythme, son style réaliste et plutôt doux sachant se transformer lorsque le fantastique ou la violence entre en jeu.

Au final, sans m’avoir réellement passionné, cette introduction m’a suffisamment accrochée pour me donner envie de lire la suite. A suivre, donc.

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Faker

L’histoire : Quatre étudiants en collocation s’apprêtent à reprendre les cours après les vacances de Noël. Ils se retrouvent avec plaisir et se prennent une grosse murge pour fêter ça. Arrive alors un cinquième larron qui semble être le pilier du groupe. Or, personne mis à part les quatre amis ne semble se souvenir de lui.

L’avis : Faker est une récit fantastique sur fond de drame psychologique où des jeunes adultes affrontent leurs angoisses et leurs crises identitaires. L’accent est d’ailleurs mis au début du récit sur la définition des personnages, puis glisse progressivement vers le surnaturel. J’ai immédiatement été entrainé dans l’histoire par la qualité du script de Mike Carey. Chaque personnage est remarquablement et distinctement défini. Chacun d’entre eux est d’ailleurs mis en avant en devenant en voix off le narrateur d’un épisode. Les interactions entre eux, avec en clé de voute les dialogues, sont également excellentes. Le versant surnaturel, tant qu’on est dans l’interrogative, alimente aussi l’intérêt du récit. En revanche, lorsque le mystère est élucidé, l’intérêt diminue. De plus, à partir de ce moment là, le scénario a tendance à dérailler. Difficile d’en dire plus sans trop faire de révélations, mais disons que plusieurs des ressorts de l’histoire ne sont guères crédibles, et pas uniquement les éléments qui touchent au surnaturel. Heureusement, Mike Carey retombe sur ses pattes in extremis en livrant une fin que j’ai trouvé satisfaisante. Tout ça est servi par les dessins de Jock, dont la qualité première est sans aucun doute un sens exceptionnel de la composition. Ca en fait, à mon avis, le meilleur artiste de couverture du moment après James Jean (et encore, c’est difficile de les comparer, car ils jouent dans des cours différentes), mais aussi un artiste d’intérieur tout-à-fait intéressant. L’agencement de ses pages est aussi original qu’efficace. Au bout du compte, j’ai vraiment apprécié cette BD pour ses qualités formelles, et ce malgré les faiblesses du scénario. Aucun regret, donc.

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