The Dark Tower: The Gunslinger Born

L’histoire : Les origines de Roland de Gilead, celui qui deviendra la mythique Gunslinger à la recherche de la Tour Sombre.

L’avis : Avant de commencer, il me semble important de préciser que je n’ai lu aucun des livres composant la saga de La Tour Sombre. Je ne jugerai donc pas l’ouvrage en tant qu’adaptation, mais pour sa valeur propre en tant que BD. Cela dit, j’ai lu mon lot de Stephen King à une certaine époque et j’ai souvent apprécié ses univers fantastiques, ce qui n’est pas étranger à l’attrait que j’ai pu avoir pour cette série. Si on ajoute à ça les participations de Peter David, scénariste souvent brillant, et de Jae Lee au dessin, difficile de résister à l’appel de Gunslinger Born.

L’impression initiale ne fut pas décevante. L’univers de western fantastique qui sert de cadre à l’histoire est plutôt réussi. Quant au dessins de Jae Lee, ils sont d’une rare élégance et techniquement assez splendides. Richard Isanove, qui officie à la fois à l’encrage et à la mise en couleur, nous en met également plein les mirettes. Dès le début tout de même, j’ai trouvé la voie off assez pesante et les dialogues très moyens. L’impression n’a fait que grandir au fil de ma lecture. Clairement, Peter David, cantonné au rôle de script, ne semble pas donner le meilleur de lui-même. Il faut dire que la mise en scène de Robin Furth manque cruellement de relief. Ce problème narratif se retrouve au niveau du dessin, certes fort joli à regarder, mais qui m’a souvent donné l’impression de suivre une succession de belles vignettes plutôt qu’autre chose. De plus, les effets de colorisation d’Isanove viennent combler un manque chronique d’arrière-plans qui finit par lasser.

Au final, tout ça donne une succession de pages fort agréables à regarder, mais au service d’une histoire un peu ennuyeuse, à la narration pataude, avec en son centre une histoire d’amour franchement cul-cul la praline. Ce sera sans moi pour la suite.

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X-Factor vol. 5: The Only Game In Town

Avis express : A l’ouverture du TPB, surprise, trois épisodes de la série ont été zappés entre la fin du tome précédent et celui-ci. Messia Complex, le cross-over des séries X-Men et apparenté est passé par là. L’histoire démarre avec le départ de Rhane de l’équipe, dont je trouve l’explication dans le résumé des épisodes précédents au début du bouquin. Plus de Layla Miller non plus, et pas franchement plus d’explication si ce n’est qu’on apprend qu’elle est perdue quelque part dans le futur. Bref, ce volume 5 est la démonstration s’il en fallait que ces crossovers sont une plaie. Et comme le prochain tome de la série traitera d’un autre méga-bordel de l’univers Marvel, j’ai nommé Secret Invasion, j’ai décidé d’abandonner X-Factor. C’est un peu dommage, car la série a des qualités intrinsèques réelles. Ce cinquième volume ne propose pas un scénario transcendant, mais la narration de Peter David reste de bonne facture et les dessins très plaisants. Valentine De Landro assure la transition avec Pablo Raimondi sans difficulté. J’aurais suivi avec plaisir la suite de son travail dans d’autres circonstances. Tant pis.

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X-Factor vol. 4: Heart of Ice

L’histoire : X-Factor enquête sur X-cell, un groupuscule terroriste qui reproche au gouvernement la décimation des mutants lors du fameux M-Day. Quicksilver s’en mêle et manipule les uns pour les monter contre les autres. Puis, le mystérieux Isolationnist apparaît et fait une proposition qui, à l’opposé des actions violentes de X-cell, pourrait aussi changer la vie des mutants survivants.

L’avis : Peter David continue d’exploiter les ramifications du M-Day. Rien de bien exaltant sur le fond en ce qui me concerne, car je continue à avoir un intérêt assez faible pour ces histoires de mutants qui se lamentent d’avoir perdu leurs pouvoirs. En plus, l’histoire ramène sur le devant de la scène quelques personnages issus des années 90 et sans grand intérêt (Marrow, Fatale, Reaper, etc.), ce qui donne lieu à des scènes de combat plus longues (lire plus ennuyeuses) que ce à quoi cette série nous a habitué. Malgré tout, le texte est toujours aussi élégamment écrit. C’est ce qui sauve les meubles. Parallèlement, les intrigues secondaires continuent de développer les relations plus intimes entre les membres de l’équipe. Celle entre Rhane et Rictor est clairement la plus intéressante du moment. La tâche d’illustrer tout ça revient à deux dessinateurs. La première partie est prise en charge par Khoi Pham, qui livre une performance en demi-teinte, avec quelques belles séquences et d’autres nettement plus médiocres. L’encrage de Sandu Florea n’aide pas franchement. Le retour du dessin plus étoffé de Pablo Raimondi dans la seconde partie fait donc très plaisir, même si je continue à avoir quelques réserves. Certains personnages sont bizarrement traités, comme par exemple Cyclope dans l’épisode où il apparaît. Ce volume 4 est donc un cran en dessous du précédent, à mon avis, mais X-Factor reste sans conteste une lecture agréable.

Pour voir : les dessins de Khoi Pham et ceux de Pablo Raimondi
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X-Factor vol. 3: Many Lives of Madrox

L’histoire : Une séance de thérapie avec Doc Samson nous en apprend un peu plus sur l’état mental des membres de X-Factor. Madrox, en particulier, en sort avec la conviction qu’il lui faut partir à la recherche de ses doubles laissés à l’abandon depuis trop longtemps, afin de recomposer sa personnalité fractionnée. Il commence par celui qui est devenu agent du SHIELD, puis passe à celui qu’il a envoyé étudier la religion. Une surprise de taille l’attend. Pendant ce temps, Monet et Syrin vont faire du shopping à Paris. Elles tombent sur un lynchage d’ex-mutants. Quicksilver, de son côté, semble toujours jouer un jeu bien trouble.

L’avis : Bon troisième volume de ce qui est la meilleure série X du moment. Le premier chapitre plaira forcément aux vieux de la vieille comme moi. Il y a 15 ans environ, Peter David, déjà scénariste de la série dans sa version de l’époque, avait pondu un très bon numéro où il passait à la moulinette psychanalytique chacun des membres de l’équipe. Il nous refait le coup ici dans un épisode intitulé Re-X-Aminations. Le clin d’œil est sympathique. On reconnaît dans cet épisode comme les suivants la patte de Peter David, faite de dialogues souvent drôles et brillamment écrits. J’avoue avoir très peu d’intérêt pour les éléments du scénario qui tournent autour des conséquences de Decimation M (une série « évènement » que je n’ai pas lue et par laquelle la plupart des mutants du monde Marvel ont perdu leurs pouvoirs). En revanche, tout le reste se lit vraiment très bien. L’épisode où Madrox retrouve son double devenu prêtre est particulièrement réussi. Côté dessin, j’ai parfois quelques soucis avec les visages de Pablo Raimondi. Il y a un certain manque de constance dans les traits des personnages qui me dérange par moment. L’encrage, un peu épais, pourrait également être amélioré, il me semble. Cela dit, Raimondi nous offre globalement une belle prestation, en montrant de réelles qualités techniques. Il a même quelques moments brillants, tant dans les scènes d’action que dans les instants « émotion ». Ce n’est pas mon dessinateur préféré, loin de là, mais je ne verrais aucun inconvénient à le voir officier sur cette série encore bien longtemps.

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