Batman vol. 2: The City of Owls

Le pitch : Bruce Wayne se fait attaquer par la Cour des Hiboux jusque dans la Batcave et va découvrir que cette société touche de très près ses proches.

L’avis : Me voilà bien perplexe suite à la lecture du deuxième tome de la série régulière Batman reprise et corrigée (façon new 52) par Scott Snyder. D’un côté, impossible de nier la qualité de l’exécution de ce comics bourré d’énergie. C’est bien écrit, fort joliment illustré, ce qui fait un récit plaisant à lire sur le plan formel. Oui, mais je suis quand-même très gêné par un certain nombre de choses qui touchent à l’essence même du personnage de Batman. Déjà, nombres d’éléments du scénario ne sont pas crédibles pour un sou, car Batman est ici une espèce de surhomme capable d’encaisser des coups qui abattraient un bataillon tout entier. Lorsqu’il est attaqué et surclassé par une pelleté d’ennemi, la solution réside dans une armure surpuissante. Son identité secrète, un détail voyons, tout le monde sait où se trouve la Batcave. Mais où est donc le détective, l’homme de l’ombre qui résout les difficultés grâce à son intelligence plutôt que par la force ? Si on ajoute à ça un nouveau personnage qui bouleverse ce qu’on sait des parents de Bruce Wayne (sans parler du père d’Alfred), tout ça pour faire mousser cette Cour des Hiboux fraichement sortie du chapeau de Snyder, me voilà bien septique. Alors oui, c’est bien réalisé, mais le manque de crédibilité et la violence faite à ce qui définie l’icône Batman fait que j’ai beaucoup de mal à adhérer. A ce stade, j’hésite franchement à poursuivre.

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American Vampire vol. 3

Le pitch : Deux aventures en pleines seconde guerre mondiale. Dans la première, Pearl et Henry s’envolent pour une île du pacifique où se développe une nouvelle race de vampires. Dans la seconde, Felicia et Cash partent à la recherche d’un remède au vampirisme dans un château infesté de monstres nazis.

L’avis : Ce troisième opus d’American Vampire s’inscrit dans la lignes droite des deux tomes précédents. On change à nouveau de décennie pour mettre les protagonistes en face des méchants de l’époque, soit les japonais et les allemands, qui chacun dans leur style se sont accoquiné avec les vampires. Dans l’ensemble, la lecture est plaisante. C’est bien écrit, bourré d’action et Snyder décline la mythologie des vampires de façon fort intéressante. On découvre de nouvelles races de vampires, nouvelles ou archaïques, et les relations qu’elles entretiennent. En revanche, mon enthousiasme bute toujours sur les deux mêmes éléments qui sont autant de défauts pour moi. D’une, l’espèce de romantisme à l’eau de rose qui lie les personnages me laisse totalement froid. De deux, nombres de scènes d’action ne sont pas crédibles pour un sou, ce qui fait des rebondissement qui tombent à plat. Tout ça est quand même un peu gênant.

Côté dessin, on a le droit à un hors-d’œuvre offert par Danijel Zezelj, ce qui est toujours un plaisir. Ensuite, on retrouve Rafael Albuquerque qui n’est pas mon dessinateur préféré, loin s’en faut, mais qui délivre dans l’ensemble une belle prestation, avec juste quelques planches moins réussies que d’autres. Enfin, on a le droit à un feu d’artifice tiré par Sean Murphy. C’est en grande partie grâce à lui que le dernier volet de l’ouvrage est le plus réussi. Vraiment du très joli travail !

Au final, je ne sais pas trop sur quel pied danser avec cette série. D’un côté, j’ai des réticences sur des éléments qui sont au cœur de la série : les personnages de Pearl et Henry, leur relation amoureuse tartignole et les dessins d’Albuquerque qui ont du mal à m’emballer. Si on ajoute à ça quelques roulements d’yeux dans les scènes d’action, il y a largement de quoi ne pas chercher à aller plus loin. Cela dit, je suis quand-même très tenté de continuer à lire cette série pour voir où elle mène. Nous verrons lorsque sortira le vol. 4 si l’envie est toujours là.

Pour voir : le travail de Zezelj, Albuquerque et Murphy
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American Vampire vol. 2

Le pitch : En 1935 à Las Vegas, le shérif du coin enquête sur la mort de businessmen qui pourrait bien impliquer un certain Skinner Sweet, vampire de son état.

L’avis : Après un premier tome satisfaisant, mais loin d’être à la hauteur des louanges que j’ai pu lire par ailleurs, j’attendais ce second tome de pied ferme, en me demandant si ça allait vraiment décoller ou se crasher lamentablement. En fait, ni l’un, ni l’autre. Le tome 2 est dans la lignée directe du premier, c’est-à-dire globalement réussi, avec de bons passages très bien écrits, mais aussi quelques scènes beaucoup moins emballantes. Certains rebondissements tombent un peu à plat, comme la révélation de l’identité et des motivations du mystérieux vampire dans la première partie ou encore la découverte du trafic opérant dans le bar de jazz dans la seconde histoire. Côté dessin, c’est un peu la même impression. Rafael Albuquerque et Mateus Santolouco ont tout les deux des styles cohérents, plutôt énergiques et bruts de décoffrage, à l’encrage tout sauf propre. Dans l’ensemble, c’est plaisant à lire, mais certaines pages donnent l’impression d’un certain manque de travail, ce qui m’empêche d’être tout à fait enthousiaste. Bref, c’est loin d’être une mauvaise lecture et je viens même de commander le troisième tome, qui inclut, il faut le dire, une mini-série dessinée par Sean Murphy. Cela dit, au-delà, si la qualité du scénario ne monte pas d’un cran, je ne suis pas sûr de continuer.

Pour voir : le travail de Mateus Santolouco
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Uncanny X-Force vol. 2: Deathlok Nation

Le pitch : Tout d’abord, X-Force affronte Lady Deathstrike et sa bande de Reavers, et ça charcle ! Puis, X-Force s’allie à Deathlok pour affronter une bande de super-cyborgs venus du futur, et ça charcle !

L’avis : Après une entame encourageante, j’avais un petit peu peur que X-Force marque le pas, ne serait-ce que parce que Jerome Opeña quittait déjà le navire. Or, pas du tout. Déjà, côté scénario, Remender rebondit bien sur la fin choc du volume précédent. Chaque personnage a ses états d’âme au regard de ce qui a été commis, chacun à sa façon. Ca ne les empêche pas de maintenir cette position très radicale de X-Men tueurs, notamment lorsqu’ils affrontent les Reavers. Ça tabasse, et Remender est clairement dans son élément dans ce registre. Mon seul bémol concerne, comme pour le tome précédent, quelques traits d’humour déplacés, notamment lorsque Fantomex balance une ou deux vannes alors qu’il vient de subir un évènement qui aurait dû mettre son moral à terre. Concernant mes craintes quant au départ d’Opeña, j’ai été agréablement surpris. Rafael Albuquerque pour le premier épisode et Esad Ribic pour le reste font du très bon boulot et savent retranscrire, chacun dans son style, la nervosité des scripts de Remender. Bref, je ne me suis pas ennuyé une seule seconde et je m’apprête avec grand plaisir à attaquer la suite. A très bientôt donc pour la critique du volume 3.

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American Vampire vol. 1

Le pitch : Pearl, jeune figurante sur les plateaux de Hollywood pendant les années 20, est laissée pour morte après avoir servi de repas à un groupe de vieux vampires européen. Elle est sauvée et transformée par Skinner Sweet, le premier représentant d’une nouvelle race de vampire américain.

L’avis : Ayant bénéficié en général de très bonnes critiques et tout auréolé de l’Eisner Award de la meilleure nouvelle série, le premier tome d’American Vampire a suscité beaucoup d’espoir chez moi. J’ai bien cru après les trois premiers épisodes que cet espoir allait être pleinement satisfait. La mise en place du scénario est accrocheuse, les personnages ont du caractère et les oppositions entre époques et entre générations de vampires fonctionnent bien. Malheureusement, les deux scénarios, celui de Snyder sur l’histoire principale et encore plus celui de King sur les origines de Skinner Sweet, dérapent simultanément et sur la même tâche d’huile, mélange de romance à deux balles et de scènes d’action pas tout à fait crédibles. Les personnages du petit-ami de Pearl et de la filleule de James Book souffrent particulièrement d’être englués dans cette mélasse. Côté dessin, Rafael Albuquerque est dans l’ensemble très convaincant, même si son trait délié et énergique manque par instant de finissions.

Ce premier tome d’American Vampire m’a donc fait l’effet d’une douche écossaise, avec une première partie enthousiasmante et une seconde très moyenne. Reste que le concept de départ qui promet de suivre les protagonistes au fil de l’histoire américaine est prometteur. De plus, je suis assez persuadé que Snyder sera plus à l’aise à écrire des épisodes complets qu’à devoir partager son espace avec Stephen King (qui cela dit au passage ne démérite pas, mais commet quelques maladresses. N’est pas scénariste de BD qui veut, même les auteurs de romans à succès). Je vais donc très probablement signer pour un second tome, en espérant qu’il sera à la hauteur de la première partie du premier.

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