Velvet vol. 2: The Secret Lives of Dead Men

Le pitch : Tout en évitant ceux qui la traquent, Velvet poursuit ceux qui l’ont piégée.

L’avis : Après un début réussi, Velvet confirme, et de fort belle manière. L’intrigue est dense, avec de multiples rebondissements et un rythme parfaitement maitrisé. Certes, c’est tellement bien huilé que ça perd en crédibilité, mais c’est vraiment difficile de ne pas se faire happer par les évènements qui s’enchainent. Les dialogues et les voix off sont excellentes, comme toujours avec Brubaker. Quant aux dessins d’Epting, sublimés par les couleurs de Bretweiser, ils sont de toute beauté. Là encore, on sent la maîtrise du vétéran. Tout ça fait un tome 2 qui s’avale d’un trait et ne laisse en bouche que l’impatience d’avoir la suite en main.

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Velvet vol. 1: Before the Living End

Le pitch : Velvet Templeton, apparemment la simple secrétaire du chef des services secrets britanniques, s’avère être une espionne redoutable lorsqu’elle enquête sur la mort suspecte d’un des agents de l’organisation.

L’avis : Je n’étais a priori pas le client idéal pour cette nouvelle série d’Ed Brubaker. Primo, je ne suis pas particulièrement fan des récits d’espionnage à la James Bond et, là, on est très clairement dans ce registre. On ne peut même pas dire que Brubaker essaie de revisiter le genre de façon originale. La trame de l’histoire est on ne peut plus classique. Secundo, je ne suis pas non plus friand du style ultra-réaliste et très soigné de Steve Epting. C’est propre comme un sou neuf, alors que j’aime un peu plus de liberté dans le trait des dessinateurs que je lis. Oui, mais voilà : tout ça est tout de même sacrément bien exécuté. L’intrigue progresse à un bon rythme. Le suspens est savamment entretenu. Quant à Epting, il est aussi à l’aise dans les scènes d’introspection que dans les scènes d’action. Que ce soit au niveau du cadrage que de l’expression des personnages, rien à redire. C’est diablement bien maitrisé. Je me suis donc laissé conquérir de bonne grâce par ce James Bond en jupons et je vous recommande volontiers de faire de même.

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The Death Of Captain America vol. 3: The Man Who Bought America

L’histoire : Bucky Barnes a maintenant officiellement revêtu le costume de Captain America, mais The Red Skull continue de brouiller les cartes en mettant en scène un autre prétendant au titre, tout en continuant de déstabiliser le pays, politiquement et économiquement.

L’avis : En relisant ma chronique des tomes précédents, je me rends compte que mon avis n’a pas beaucoup varié après avoir fini la conclusion de l’histoire. C’est du travail bien exécuté d’un point de vue narratif. Le scénario est efficace et le dessin de qualité (à l’exception du seul épisode de De La Torre, assez moyen). Ca se lit bien, mais, au final, ça me laisse assez froid. Je crois qu’il y a une part de lassitude, car c’est quand-même le 7ème tome consécutif que j’achète et j’ai un peu toujours l’impression de lire la même chose : flashbacks sur la seconde guerre mondiale, toujours les mêmes ennemis, toujours le SHIELD, etc. Et puis, plus spécifique à ce dernier arc, je suis un peu fatigué du côté « Captain America, c’est le symbole de l’Amérique, donc de tellement plein de bonnes choses. Comment faire aussi bien que Steve Rogers dans ce rôle, puisqu’il était si parfait ? » Bref, je ne me suis pas ennuyé pendant ma lecture, mais j’ai terminé avec un léger sentiment d’overdose et de détachement. Donc, Captain America, no more.

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The Death of Captain America vol. 1 & 2

L’histoire : La guerre civile ayant opposé les héros Marvel entre eux s’est achevée par la défaite du camp des hors-la-loi mené par Captain America. C’est justement en montant les marches du tribunal où il s’apprête à être jugé pour son rôle dans la rébellion que le héros étoilé se fait abattre de plusieurs balles. Tandis que le peuple américain pleure une légende et que les proches du héros font le deuil d’un ami, Bucky Barnes, alias le Winter Soldier, est bien décidé à faire payer les auteurs du meurtre de son mentor.

L’avis : Le premier épisode du vol. 1 est le fameux épisode choc qui a fait la une des plus grands quotidiens américains, démontrant ainsi que Captain America est un symbole qui va bien au-delà du l’univers imaginaire de Marvel. Bien-sûr, l’évènement était dû en grande partie à l’effet de surprise. Plusieurs mois après, la lecture du TPB en est totalement dépourvue. Malgré tout, je m’attendais à un épisode assez poignant et ce ne fut pas le cas. Idem pour les répercussions qui constituent le reste de l’histoire. C’est en substance ce que je pourrais reprocher à la série : le script de Brubaker est solide, les dessins d’Epting, Perkins et Guice sont efficaces et remarquablement homogènes (le travail de Frank D’Armata aux couleurs aide bien aussi sur ce dernier point), ce qui donne une lecture agréable, mais tout ça me laisse finalement assez froid. Une part de cet état de fait est sûrement due au faible intérêt de départ que j’ai pour le personnage de Captain America, mais ça n’explique pas tout. J’ai vraiment le sentiment que Brubaker met bien moins de cœur dans ses histoires de super-héros que dans son travail plus personnel, comme Criminal. Malgré cette réserve, je vais poursuivre jusqu’à la fin de la transition entre Steve Rogers et Bucky Barnes. Peut-être pas au-delà.

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