Who is Jake Ellis? Vol. 1

Le pitch : Jon, mercenaire de son état, est capable de se sortir des pires situations. Et pour cause, il bénéficie de l’aide de Jake Ellis, une sorte d’ange gardien invisible dont il n’est pas très sûr de connaître les origines. Les deux symbiotes vont décider de lever le voile sur ce qui les unit.

L’avis : Who is Jake Ellis? démarre très fort avec une scène riche en action qui pose fort bien le concept de l’histoire. La narration et les dialogues sont très maitrisés. Les dessins de Zonjic présentent des qualités techniques indéniables et ont une espèce d’élégance dans le dépouillement que j’apprécie particulièrement. Toutes ces qualités sont présentes sur l’ensemble de l’ouvrage, même si le punch de la scène de départ n’est jamais vraiment retrouvé ensuite. En fait, ça aurait pu faire un excellente histoire si la réponse à la question du titre avait été un peu plus surprenante (là, on devine très vite ce qu’il en est) et la conclusion un peu moins expédiée (et un peu plus crédible). Dans l’ensemble, c’est une bonne lecture, sans aucun doute, mais je suis quand-même un peu resté sur ma faim, exactement comme ça avait été le cas avec The Light, du même scénariste. Edmondson propose de bons concepts (qu’on devine écrits pour être éventuellement transposés au cinéma) et exécute très bien ses affaires grâce à de réelles qualités d’écriture, mais, pour l’instant, il peine toujours à me convaincre totalement. Je continuerai tout de même à suivre de près ce qu’il fait.

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The Immortal Iron Fist vol. 2: The Seven Capital Cities Of Heaven

L’histoire : Iron Fist se rend à la convocation du seigneur de K’un-Lun pour affronter les représentants des six autres cités mystiques. Pendant ce temps, sur terre, Xao et les hordes d’Hydra poursuivent leur plan visant à détruire K’un-Lun.

L’avis : Du bon et du moins bon dans ce second tome d’Iron Fist. L’histoire se lit plutôt bien dans l’ensemble et les scènes de combat sont tout à fait spectaculaires, surtout quand elles sont prises en charge par David Aja. Sa prestation au dessin m’a encore plus emballée que pour le premier tome. Du design des combattants, exceptionnel, aux ambiances de la Cité, en passant par les scènes de Kung Fu, il n’y a rien à jeter. Son seul défaut est de ne pas prendre en charge l’ensemble de l’histoire. A côté de lui, la kyrielle de dessinateurs impliqués fait pale figure, même si ça reste souvent de bonne facture dans l’absolu. Le moins bon réside essentiellement dans deux des huit épisodes qui constituent l’ouvrage. Il y a tout d’abord le Iron Fist Annual qui s’insère mal au milieu de la série régulière, pas par le contenu de l’histoire, mais par son ton résolument plus pulp. De plus, le dessin de Howard Chaykin et Dan Brereton est loin d’être enthousiasmant. Ensuite, et c’est probablement le plus regrétable, j’ai trouvé le dernier épisode très laborieux. Beaucoup d’action sans relief et une écriture bâclée. Est-ce dû au fait que Brubaker et Fraction passent la main à un autre scénariste pour la suite. Probablement. En tout cas, la fin m’a laissé avec quelques regrets.

Pour voir : David Aja, Tonci Zonjic et Howard Chaykin à l’œuvre
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