Bitch Planet vol. 1: Extraordinary Machine

Le pitch : Dans une société ultra-patriarchale, une prison pour femmes trop peu conciliante est prise dans une embrouille où sport, politique et médias se mêlent.

L’avis : Avec Pretty Deadly, on ne peut pas dire que ma première expérience de l’écriture de Kelly Sue DeConnick ait été très convaincante. Malgré tout, je me suis laissé tenté par Bitch Planet, et bien m’en a pris. C’est un récit qui aborde le féminisme avec beaucoup d’originalité. D’ailleurs, le récit dépasse le cas de la condition féminine. C’est à la fois un récit carcéral et une satire du monde actuel vu au travers du spectre d’une société ultra-patriarchale. J’ai vraiment beaucoup aimé l’approche. Beaucoup de personnages sont introduits ici. Assez bizarrement, on a un épisode centré sur un personnage secondaire, alors que les pièces maitresses ne sont pas encore véritablement développées. J’imagine que ça viendra par la suite. Côté dessin, j’ai retrouvé avec plaisir Valentine De Landro que je ne connaissais que de quelques pages d’X-Factor. Il fait ici un très bon boulot, avec des planches vivantes et des personnages bien définis. Je signe sans hésitation pour la suite.

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X-Factor vol. 5: The Only Game In Town

Avis express : A l’ouverture du TPB, surprise, trois épisodes de la série ont été zappés entre la fin du tome précédent et celui-ci. Messia Complex, le cross-over des séries X-Men et apparenté est passé par là. L’histoire démarre avec le départ de Rhane de l’équipe, dont je trouve l’explication dans le résumé des épisodes précédents au début du bouquin. Plus de Layla Miller non plus, et pas franchement plus d’explication si ce n’est qu’on apprend qu’elle est perdue quelque part dans le futur. Bref, ce volume 5 est la démonstration s’il en fallait que ces crossovers sont une plaie. Et comme le prochain tome de la série traitera d’un autre méga-bordel de l’univers Marvel, j’ai nommé Secret Invasion, j’ai décidé d’abandonner X-Factor. C’est un peu dommage, car la série a des qualités intrinsèques réelles. Ce cinquième volume ne propose pas un scénario transcendant, mais la narration de Peter David reste de bonne facture et les dessins très plaisants. Valentine De Landro assure la transition avec Pablo Raimondi sans difficulté. J’aurais suivi avec plaisir la suite de son travail dans d’autres circonstances. Tant pis.

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