The Unwritten vol. 6: Tommy Taylor and the War of Words

Le pitch : Tom affronte face à face la Cabale et Pullman, dont on connait de mieux en mieux le rôle depuis l’antiquité jusqu’à nos jours.

L’avis : Ce nouveau tome de The Unwritten s’organise de la façon suivante : cinq épisodes qui forment l’intrigue principale, intercalés par autant d’histoires qui explore le passé de la cabale, avec Pullman bien souvent au centre des évènements. Cette structure pourrait sembler hachée, mais, au final, ça fonctionne très bien en TPB.

L’intrigue principale est remplie d’action. Tom, franchement énervé par les évènements du dernier tome (on le serait à moins), passe à l’offensive. Ça se traduit par une série d’affrontements qui va laisser beaucoup de monde sur le carreau. Le moins qu’on puisse dire est que les auteurs bouscule le status quo, à tel point qu’on pourrait se demander comment ils vont rebondir après. Heureusement, ils ouvrent quelques portes qui donnent un peu de perspective. Cette partie de l’ouvrage se lit donc très bien, avec juste deux bémols. Le premier est l’affrontement final avec Pullman qui m’a laissé un peu sur ma faim. Le second concerne le dessin, puisque Peter Gross, qui ne réalise que le gros des crayonnés, laisse les finissions à M.K. Perker et c’est loin d’être un bon mariage. Le tandem produit les moins belles planches que cette série ait jamais connu.

Les épisode intercalaires oscillent quant à eux entre le très bon et l’excellent. Ces digressions historiques pour la plupart, ou mettant en scène des personnages secondaires, enrichissent considérablement l’univers de The Unwritten. Certains épisodes sont de véritables perles, notamment les origines de Anna Rauch, d’une rare intensité. C’est d’autant plus vrai que sur le plan graphique, il n’y a rien à redire. Quant Peter Gross officie, c’est cette fois avec les « finisseurs » de grand talent (Dean Ormston et Vince Locke). Quant il s’efface complètement, il est remplacé par des pointures comme Geary, Talbot, Erskine et Kaluta. Seul le dernier épisode est pris en charge par un inconnu (pour moi), Gabriel Hernandez Walta, qui ne démérite pas le moins du monde.

Bref, les courtes histoires qui émaillent le récit feraient presque oublier les bémols que j’ai exprimé sur l’intrigue principale et, au vu de leur qualité, je trouve le moins qui ponctue mon A presque superflu. The Unwritten reste une des meilleures séries du moment. Mangez en ! D’ailleurs, moi, j’enchaine avec le volume 7 que j’ai reçu il y a peu.

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The Unwritten vol. 5: On to Genesis

Le pitch : Toujours à la recherche du sens de son existence, Tom Taylor s’empare des carnets de notes de son père. Ceux-ci vont le mener dans les années 30, à l’aube de l’apparition du comics de super-héros.

L’avis : The Unwritten se maintient avec ce cinquième volume au niveau d’excellence auquel elle nous a habitué ces derniers temps. La narration et les dialogues font preuve d’une grande maitrise, c’est évident, mais la série brille surtout par l’intelligence avec laquelle Mike Carey exploite son concept de base : la littérature et l’inconscient collectif des lecteurs du monde entier est source de magie. Dans ce contexte, l’apparition du comics, et de la littérature populaire en générale, est un évènement majeur, car elle permet de donner accès à une myriade de nouveaux lecteurs aux grands mythes classiques, revisités. C’est donc une source de pouvoir que la cabale, le groupe qu’affronte Tom, va chercher à contrôler, notamment en dépouillant les auteurs de leurs droits et en transformant les personnages en franchises. Bref, vous l’aurez compris, The Unwritten offre deux niveaux de lecture tout aussi passionnants l’un que l’autre. Outre l’intelligence du scénario de Mike Carey, la série bénéficie de l’élégance du dessin de Peter Gross, qui laisse la main à Vince Locke pour les séquences du passé. Comme dans le tome précédent, et peut-être même plus, la collaboration entre les deux dessinateurs fonctionne très bien. Une fois encore, je ne saurais trop recommander cette excellente série.

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The Unwritten vol. 4: Leviathan

Le pitch : Tom cherche à comprendre quel est la source de ses pouvoirs. Cela passe par la visite de Moby Dick, le roman d’Herman Melville.

L’avis : Après un excellent troisième tome qui a vraiment lancé la série, The Unwritten ne déçoit pas. Le début de l’histoire s’inscrit dans la ligne droite du tome précédent : Tom, Liz et Savoy prennent la route pour chercher à comprendre qui est réellement Tom. L’accent est porté sur chacun des personnages et sur leurs relations. Une nouvelle ennemie assez terrifiante est également introduite. Puis, Tom quitte le monde réel pour aller explorer Moby Dick et au-delà. Le scénario est nettement plus barré à partir de ce point. Les références à la littérature classique sont nombreuses, tout en restant très accessibles. Côté dessin, le monde réel est entièrement pris en charge par Peter Gross dans le style qu’on lui connait. Pour les flashbacks et les séquences littéraires, Gross ne fournit que les esquisses et c’est Vince Locke qui termine les crayonnés et fait l’encrage. Le contraste est très net et sert parfaitement bien l’histoire. Le dernier épisode est à part. On retrouve Pauly Bruckner, le lapin enfermé dans un monde de fables par le père de Tom, qu’on avait déjà vu à la fin du tome 2. Faute de savoir pour l’instant quel est la place du personnage dans l’histoire, l’épisode paraît complètement déconnecté du reste de l’ouvrage et pourrait être comparé à une espèce d’épisode trash de Fables. Il n’en est pas moins passionnant, d’autant que Gross collabore cette fois avec Al Davison et que le résultat est splendide. Bref, The Unwritten est sans conteste une des meilleures séries du moment, à ne rater sous aucun prétexte.

Pour voir : Aucune preview dispo pour ce tome, mais quelques sympathiques planches de travail de la collaboration Gross-Davison
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