Le pitch : Tom affronte face à face la Cabale et Pullman, dont on connait de mieux en mieux le rôle depuis l’antiquité jusqu’à nos jours.
L’avis : Ce nouveau tome de The Unwritten s’organise de la façon suivante : cinq épisodes qui forment l’intrigue principale, intercalés par autant d’histoires qui explore le passé de la cabale, avec Pullman bien souvent au centre des évènements. Cette structure pourrait sembler hachée, mais, au final, ça fonctionne très bien en TPB.
L’intrigue principale est remplie d’action. Tom, franchement énervé par les évènements du dernier tome (on le serait à moins), passe à l’offensive. Ça se traduit par une série d’affrontements qui va laisser beaucoup de monde sur le carreau. Le moins qu’on puisse dire est que les auteurs bouscule le status quo, à tel point qu’on pourrait se demander comment ils vont rebondir après. Heureusement, ils ouvrent quelques portes qui donnent un peu de perspective. Cette partie de l’ouvrage se lit donc très bien, avec juste deux bémols. Le premier est l’affrontement final avec Pullman qui m’a laissé un peu sur ma faim. Le second concerne le dessin, puisque Peter Gross, qui ne réalise que le gros des crayonnés, laisse les finissions à M.K. Perker et c’est loin d’être un bon mariage. Le tandem produit les moins belles planches que cette série ait jamais connu.
Les épisode intercalaires oscillent quant à eux entre le très bon et l’excellent. Ces digressions historiques pour la plupart, ou mettant en scène des personnages secondaires, enrichissent considérablement l’univers de The Unwritten. Certains épisodes sont de véritables perles, notamment les origines de Anna Rauch, d’une rare intensité. C’est d’autant plus vrai que sur le plan graphique, il n’y a rien à redire. Quant Peter Gross officie, c’est cette fois avec les « finisseurs » de grand talent (Dean Ormston et Vince Locke). Quant il s’efface complètement, il est remplacé par des pointures comme Geary, Talbot, Erskine et Kaluta. Seul le dernier épisode est pris en charge par un inconnu (pour moi), Gabriel Hernandez Walta, qui ne démérite pas le moins du monde.
Bref, les courtes histoires qui émaillent le récit feraient presque oublier les bémols que j’ai exprimé sur l’intrigue principale et, au vu de leur qualité, je trouve le moins qui ponctue mon A presque superflu. The Unwritten reste une des meilleures séries du moment. Mangez en ! D’ailleurs, moi, j’enchaine avec le volume 7 que j’ai reçu il y a peu.

