Daredevil by Mark Waid vol. 5

Le pitch : Matt continue de subir les assauts d’un mystérieux ennemi qui lui en veut, tout en essayant de soutenir Foggy en proie à la maladie.

L’avis : Le run de Mark Waid sur Daredevil a réservé jusqu’ici des moments vraiment brillants, et d’autres moins bons. C’est pourquoi, poussé par la nécessité de réduire mon volume de lecture en retard, j’ai décidé de ne pas poursuivre la série au-delà du tome 5. Autant dire que ce ne sera pas sans regret, car ce tome est peut-être le meilleur de la série si on excepte le premier qui était irréprochable. Waid trouve un très bon équilibre entre scènes d’action et scènes d’amitié. C’est efficace et souvent touchant. Quant à Samnee, il prouve une fois encore qu’il est un excellent narrateur. Au final, les deux tomes suivants étant annoncés comme moins bons, je maintiens ma décision d’arrêter, mais je vais avoir du mal à résister à l’envie de replonger avec le reboot de la série.

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Daredevil by Mark Waid vol. 4

Le pitch : De retour de Lavterie, Daredevil se fait nettoyer le cerveau par Ant-Man. Pendant ce temps, Foggy doute sérieusement de la santé mentale de Matt.

L’avis : Le premier épisode de ce nouvel opus de Daredevil par Mark Waid règle les séquelles du tome précédent. L’histoire sans grande originalité est plaisante, sans plus. Vient ensuite un petit flashback pas franchement plus marquant et illustré par Mike Allred avec qui j’ai vraiment du mal ces derniers temps. Il faudrait vraiment qu’il arrête de demander à sa femme de s’occuper des couleurs de ses planches, car ça ne lui rend pas service. Arrive ensuite la plat de résistance du recueil. L’intrigue est accrocheuse et ménage un certain suspense. Il y a quelques très bonnes idées, mais aussi quelques éléments moins crédibles. Si on ajoute une poignée de scènes brillamment écrites, c’est plutôt une réussite. Côté dessin, c’est Chris Samnee qui officie. Sans surprise, c’est du très bon boulot : trait agréable, jolie narration et personnages soignés. Malgré tout, il semble souffrir sur certaines planches du rythme de la publication mensuelle. Ce ne sont que quelques baisses de régime ponctuelles, mais ça modère un peu mon enthousiasme. Au final, Daredevil reste une bonne lecture que je vais très probablement poursuivre encore un peu.

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Daredevil by Mark Waid vol. 3

Le pitch : Daredevil s’allie avec Spiderman, le Punisher et les Vengeurs pour que l’omegadrive ne tombe pas entre de mauvaises mains.

L’avis : J’ai terminé la critique du tome précédent en constatant une baisse de niveau par rapport au premier et en croisant les doigts pour que la tendance s’inverse. Souhait non-exhaussé, malheureusement. Malgré quelques très bons moments, ce volume 3 souffre des mêmes problèmes que le précédent, en pire : un crossover pas essentiel, des dessins inconsistants et l’omegadrive au centre du scénario. Moi qui pensait qu’on en était débarrassé, je m’étais trompé. Le problème, c’est que cette histoire de disque dur accroché au cou de Daredevil avec tous les cartels du crime qui tournent autour mais qui n’arrivent jamais à le récupérer n’est pas crédible pour un sou. Même avec les qualités d’écriture de Waid, une mauvaise histoire reste une mauvaise histoire.

Ca commence avec un crossover en trois parties, co-écrit par Mark Waid et Greg Rucka. Si j’ai trouvé l’épisode du milieu plutôt réussi, les deux autres sont d’un intérêt limité, d’autant plus qu’on en est toujours au même point à la fin : Daredevil ne s’est toujours pas débarrassé de l’omegadrive. Marco Checchetto officie sur les trois épisodes. Techniquement, c’est solide, mais ça m’a laissé relativement froid. Vient ensuite sans aucun doute le meilleur épisode de l’ouvrage qui mêle romance et réminiscences du passé d’étudiant de Matt et Foggy. C’est assez savoureux, d’autant que Chris Samnee, le nouveau dessinateur régulier de la série, fait un démarrage en fanfare. Malheureusement, on a le droit à un fill-in assez médiocre de Khoi Pham juste après. Le scénario n’a rien d’emballant non plus, mais il a le mérite de nous débarrasser de l’omegadrive. J’espère que cette fois, c’est la bonne. Daredevil se retrouve ensuite téléporté en Lavterie pour une histoire un peu rocambolesque, mais intéressante, car Mark Waid y traite de façon originale les pouvoirs de son héros. Comme, en plus, ces deux épisodes sont illustrés par Chris Samnee, ça se lit fort bien.

Au final, l’impression est très mitigée, puisqu’on alterne le meilleur avec peut-être pas le pire, mais du franchement moins bon. Il n’empêche que je reste assez curieux de la suite des évènements, notamment de la relation Matt-Foggy et des éventuelles conséquences des derniers évènements sur les pouvoirs de DD. Et comme le volume 4 est dessiné pour l’essentiel par Samnee, je me laisserai peut-être tenter. On verra.

Pour voir : le travail de Marco Checchetto et Chris Samnee
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Daredevil by Mark Waid vol. 2

Le pitch : En possession de l’Omegadrive, Daredevil est au centre de l’attention des cartels du crime, ce qui va lui faire croiser la route de quelques connaissances, amis et ennemis.

L’avis : Après un premier tome délicieux, Mark Waid remet le couvert. Ça démarre plutôt bien avec un épisode de Noël (que certains trouveront peut-être un peu trop plein de bons sentiments) solidement écrit par Waid et surtout remarquablement illustré par Paolo Rivera. Vient ensuite un mini-crossover avec Spiderman (que certains ne trouveront peut-être pas indispensable) avec Black Cat au milieu, ce qui forme un trio amoureux plutôt drôle. Les deux épisodes sont pris en charge par Emma Rios et Kano qui font du bon boulot chacun dans leur genre (que certains trouveront trop différents l’un de l’autre pour faire une lecture homogène). On enchaine avec deux épisodes mettant en scène l’Homme Taupe, plutôt intéressants notamment sur la façon dont ils traitent le rapport au corps des défunts, avec à nouveau le très bon Paolo Rivera au dessin. Enfin, on termine avec un épisode qui règle au moins temporairement le problème Omegadrive, ce qui est une bonne chose car ça commençait à devenir sacrément peu crédible (certains diront d’ailleurs que la résolution est franchement tiré par les cheveux). Khoi Pham réalise ici un travail correct, sans plus.

Dans l’ensemble, tout ceci fait une lecture agréable. Les qualités d’écriture de Mark Waid fournissent quelques très bons moments. Quant au dessin, il est de très bonne facture malgré un manque certain d’homogénéité. Si vous avez l’esprit chagrin et ne lisez que ce qu’il y a entre parenthèses dans ma critique, vous aurez surtout retenu qu’il y a pas mal de bémols à mon enthousiasme, et c’est vrai. C’est bon, mais c’est quand-même sensiblement moins bon que le premier volume. J’enchaine dans la foulée avec le troisième et j’espère sincèrement que la tendance va s’inverser.

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Daredevil by Mark Waid vol. 1

Le pitch : Après une longue période de descente en enfer, Matt Murdock reprend le contrôle de sa vie et ses occupations de justicier.

L’avis : Daredevil est peut-être le personnage Marvel que j’ai le plus assidument suivi depuis que je suis un lecteur de comics. Ça a été le cas pendant mon enfance, mon adolescence et même plus tard. J’ai bien eu un trou au début des années 90, mais je crois bien avoir tout lu de la série régulière depuis la période Smith-Quesada. Pourtant, il y a deux ans, lassé par l’atmosphère déprimante du titre et peu convaincu par le fait qu’Andy Diggle allait renouveler mon intérêt dans le personnage, j’ai fini par jeter l’éponge et je pensais que ça allait être pour longtemps. C’était sans compter sans l’énorme buzz généré par la reprise en main opéré par Mark Waid. Le buzz est-il mérité ? Incontestablement, oui.

Je n’avais qu’un très vague souvenir de ce dont était capable Mark Waid, n’ayant rien lu de lui depuis une dizaine d’année, et je dois bien dire que j’ai été surpris par la finesse et l’intelligence de son écriture. La façon dont il décrit le monde sensoriel de Matt Murdock est pleine d’idée lumineuse et stimulante. Au niveau de l’intrigue, c’est un habile mélange de classicisme et de modernité. C’est léger, parfois drôle, et l’action n’est pas en reste. Le succès de la série doit beaucoup aussi aux qualités de ses dessinateurs. Paolo Rivera fait des merveilles dans un style qui n’a pas été sans me rappeler Steve Rude. Marcos Martin n’est pas en reste. Les deux dessinateurs partagent la capacité d’être aussi à l’aide dans les scènes du quotidien que dans la dynamique de l’action.

Franchement, je ne vois pas quoi redire à cette nouvelle mouture de Daredevil. Le personnage est visiblement entre de bonnes mains et me voilà à nouveau décidé à le suivre sur la longueur.

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