Daredevil by Mark Waid vol. 2

Le pitch : En possession de l’Omegadrive, Daredevil est au centre de l’attention des cartels du crime, ce qui va lui faire croiser la route de quelques connaissances, amis et ennemis.

L’avis : Après un premier tome délicieux, Mark Waid remet le couvert. Ça démarre plutôt bien avec un épisode de Noël (que certains trouveront peut-être un peu trop plein de bons sentiments) solidement écrit par Waid et surtout remarquablement illustré par Paolo Rivera. Vient ensuite un mini-crossover avec Spiderman (que certains ne trouveront peut-être pas indispensable) avec Black Cat au milieu, ce qui forme un trio amoureux plutôt drôle. Les deux épisodes sont pris en charge par Emma Rios et Kano qui font du bon boulot chacun dans leur genre (que certains trouveront trop différents l’un de l’autre pour faire une lecture homogène). On enchaine avec deux épisodes mettant en scène l’Homme Taupe, plutôt intéressants notamment sur la façon dont ils traitent le rapport au corps des défunts, avec à nouveau le très bon Paolo Rivera au dessin. Enfin, on termine avec un épisode qui règle au moins temporairement le problème Omegadrive, ce qui est une bonne chose car ça commençait à devenir sacrément peu crédible (certains diront d’ailleurs que la résolution est franchement tiré par les cheveux). Khoi Pham réalise ici un travail correct, sans plus.

Dans l’ensemble, tout ceci fait une lecture agréable. Les qualités d’écriture de Mark Waid fournissent quelques très bons moments. Quant au dessin, il est de très bonne facture malgré un manque certain d’homogénéité. Si vous avez l’esprit chagrin et ne lisez que ce qu’il y a entre parenthèses dans ma critique, vous aurez surtout retenu qu’il y a pas mal de bémols à mon enthousiasme, et c’est vrai. C’est bon, mais c’est quand-même sensiblement moins bon que le premier volume. J’enchaine dans la foulée avec le troisième et j’espère sincèrement que la tendance va s’inverser.

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Daredevil by Mark Waid vol. 1

Le pitch : Après une longue période de descente en enfer, Matt Murdock reprend le contrôle de sa vie et ses occupations de justicier.

L’avis : Daredevil est peut-être le personnage Marvel que j’ai le plus assidument suivi depuis que je suis un lecteur de comics. Ça a été le cas pendant mon enfance, mon adolescence et même plus tard. J’ai bien eu un trou au début des années 90, mais je crois bien avoir tout lu de la série régulière depuis la période Smith-Quesada. Pourtant, il y a deux ans, lassé par l’atmosphère déprimante du titre et peu convaincu par le fait qu’Andy Diggle allait renouveler mon intérêt dans le personnage, j’ai fini par jeter l’éponge et je pensais que ça allait être pour longtemps. C’était sans compter sans l’énorme buzz généré par la reprise en main opéré par Mark Waid. Le buzz est-il mérité ? Incontestablement, oui.

Je n’avais qu’un très vague souvenir de ce dont était capable Mark Waid, n’ayant rien lu de lui depuis une dizaine d’année, et je dois bien dire que j’ai été surpris par la finesse et l’intelligence de son écriture. La façon dont il décrit le monde sensoriel de Matt Murdock est pleine d’idée lumineuse et stimulante. Au niveau de l’intrigue, c’est un habile mélange de classicisme et de modernité. C’est léger, parfois drôle, et l’action n’est pas en reste. Le succès de la série doit beaucoup aussi aux qualités de ses dessinateurs. Paolo Rivera fait des merveilles dans un style qui n’a pas été sans me rappeler Steve Rude. Marcos Martin n’est pas en reste. Les deux dessinateurs partagent la capacité d’être aussi à l’aide dans les scènes du quotidien que dans la dynamique de l’action.

Franchement, je ne vois pas quoi redire à cette nouvelle mouture de Daredevil. Le personnage est visiblement entre de bonnes mains et me voilà à nouveau décidé à le suivre sur la longueur.

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