Chronicles of Wormwood

L’histoire : Daniel Wormwoom est l’Antéchrist, mais plutôt que d’ambitionner d’être le catalyseur de l’Armageddon comme la prophétie le prévoit, il vit une vie de New-Yorkais presque normale. Il aime sa copine, bosse comme producteur de série télé et passe au bar du coin boire des canons avec son pote Jay, un black un peu simplet qui se trouve être la réincarnation de Jésus Christ. Occasionnellement, Jimmy, son lapin à qui il a donné conscience et langage (et un certain penchant pour le voyeurisme, au passage), se joint à eux. Tout irait dans le meilleur des mondes si Satan n’avait pas d’autres ambitions pour son fils. L’Armageddon, lui, il aimerait bien que ça arrive, et vite.

L’avis : Après The Boys, nous revoilà en compagnie de Garth Ennis, toujours aussi irrévérencieux. Cette fois, c’est la religion catholique qui en prend pour son grade. Certains se rappelleront Preacher. Au programme, du sexe, de la violence, suffisamment d’hérésie pour être damné une bonne vingtaine de fois et, surtout, une solide dose d’humour. Démarré comme ça, ma critique pourrait laisser penser à un bonne grosse comédie qui tache, et il y a de ça si on en reste au niveau superficiel, mais ça ne serait pas rendre justice à Wormwood. Au delà des frasques d’un Pape pervers, sodomite et vulgaire, il y a dans les dialogues et dans certaines scènes (en particulier la visite du Paradis) des éléments de réflexions tout à fait intéressants sur la pratique de la religion. Garth Ennis fait également preuve de finesse dans sa capacité à rendre ses personnages attachants au fil de l’histoire, que ce soit au travers de l’amour que Wormwood porte à sa copine ou de l’amitié qui le lie à Jay. Je ne parle même pas du lapin qui est irrésistible. Tout ça est fort bien mis en scène par Jacen Burrows, le dessinateur star d’Avatar. Au final, une bien meilleure réussite que The Boys, que je recommande vivement pour peu que vous ne soyez pas catholique, où alors avec avec un esprit trèèèès ouvert.

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2 réflexions au sujet de « Chronicles of Wormwood »

  1. J’étais curieux de connaître ce lapin irrésistible… je n’ai pas été déçu et en retient à peu prêt les mêmes choses que toi ; un bon moment d’irrévérence.
    J’ai quand même éprouvé une certaine difficulté avec l’argot employé. Peut-être que ça faisait longtemps que je n’avais pas lu de comics, mais j’ai trouvé certains passages assez difficiles à bien comprendre pour un non anglophone !

  2. C’est vrai que Garth Ennis a un langage assez fleuri. Sur Wormwood, ça ne m’a posé aucun problème, mais je sais que j’avais galéré aussi sur certaines de ses War Stories. Je penserai à le signaler la prochaine fois.

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