Daredevil: Lady Bullseye

L’histoire : Lady Bullseye, le nouveau maître assassin de l’organisation ninja La Main, débarque à New York. Elle semble avoir pour cibles plusieurs combattants spécialistes des arts martiaux, y compris Daredevil.

L’avis : Ce nouveau volume de Daredevil s’organise autour de deux thèmes distincts. Le premier concerne la réapparition de La Main dans la vie de Matt Murdock. Le personnage de Lady Bullseye a d’ailleurs beaucoup plus à voir avec Elektra, qu’elle remplace, qu’avec Bullseye à proprement parler. Franchement, le nom a plus l’air d’être un gimmick commercial qu’autre chose. Qu’à cela ne tienne, le personnage est bien introduit, entouré d’un voile de mystère qui le rend intéressant. Un autre nouvel arrivant semble assez prometteur. Il s’agit de Master Izo, qui, derrière ses airs de vieux débris alcoolo, s’avère être une machine à tuer. Je sens qu’il va être le Yoda de la vie prochaine de DD.

Le second thème de l’ouvrage est la relation qui se tisse entre Murdock et Dakota. Rongé par la culpabilité vis-à-vis de sa femme internée, Matt semble avoir besoin d’une soupape affective. Encore faudrait-il que cela ne rajoute pas une couche supplémentaire de culpabilité. En tout cas, Dakota s’affirme être un personnage très intéressant, là aussi.

L’histoire dans son ensemble est menée sur rythme maîtrisé. Brubaker, comme à son habitude, est donc un bon narrateur qui sait donner de l’épaisseur à ses personnages. En revanche, il semble parfois manquer de bonnes idées sur lesquelles appuyer ses scénarios. Ce n’est pas la première fois que je me fais cette réflexion, mais c’est particulièrement flagrant ici : l’explication donnée par Lady Bullseye pour justifier des agissements de la main n’a franchement pas beaucoup de sens.

Malgré ce bémol, Daredevil continue à fournir de très bon moments de lecture, d’autant que Michael Lark ne baisse pas de régime. Son dessin est vraiment remarquable de dynamisme et d’expressivité. A noter aussi un épisode joliment pris en main par Clay Mann. Il faut dire qu’il bénéficie, tout comme Michael Lark, du travail de Stefano Gaudiano, un des meilleurs encreurs du moment qui ne cesse de m’éblouir.

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