DMZ vol. 8: Hearts and Minds

L’histoire : Le parcours d’un des membres de la secte de mercenaires qui occupe l’Empire State Building, suivi des conséquences du choix fait par Matty Roth à la fin du dernier tome.

L’avis : Si vous allez faire un tour du côté de ma critique du dernier tome, vous verrez que mon impression de départ fut loin d’être bonne, la faute à un retournement de situation jugé brutal et peu crédible. Après relecture, j’ai finalement révisé mon jugement pour aborder la suite avec nettement plus d’optimisme. Alors, qu’en est-il ?

Ce tome 8 démarre très fort avec une histoire en trois épisodes complètement déconnectée de l’intrigue principale. On y suit Tony, un ex-flic ayant perdu sa famille lors de l’évacuation de Manhattan. Très rapidement, il se fit enrôler par un mystérieux groupe d’insurgés menant son petit monde à coup de thérapie de groupe et d’isolement sensoriel. Le scénario examine avec beaucoup d’adresse les mécanismes de l’endoctrinement mis en jeu par la secte et la façon dont ils exploitent la douleur de Tony. La narration est excellente et Ryan Kelly propose là un de ses meilleurs travaux à mon goût. Bref, c’est du très bon Brian Wood superbement illustré. Que demande le peuple ?

La suite du tome reprend l’histoire de Matty et, pour peu qu’on ait accepté le revirement opéré à la fin du tome précédent (je n’en dis pas plus pour ne spoiler personne), ça fonctionne très bien. Matty semble s’approprier ses nouvelles fonctions et la réaction des Etats-Unis au coup de poker de Delgado donne lieu à un suspens plutôt réussi. Et puis, arrivé à l’avant-dernier épisode, patatra, Brian Wood nous refait le coup du coup de théâtre totalement improbable. Matty prend une décision qui n’a ni queue, ni tête. Cette fois, il ne s’agit pas d’un choix politique, mais d’une réaction brutale à un évènement particulier (là, encore, je reste flou volontairement) qui ne s’accorde pas du tout à la personnalité de Matty telle qu’elle a été définie jusque là. Certains diront que c’était en partie dû au fait qu’il était défoncé, mais ce ne sont pas quelques buzzs et quelques beignes qui peuvent expliquer son geste. Je ne parle même pas des conséquences de sa décision, qui rendent le scénario encore moins crédible.

Vous l’aurez compris, j’ai globalement beaucoup aimé ce tome, au point où je pensais qu’il allait s’agir d’un des meilleurs de la série (ce qui justifie le B+), jusqu’à ce que le train du scénario ne déraille complètement. Les dernières pages ont beau nous laisser sur un cliffhanger réussi, j’ai toujours du mal à digérer le truc. DMZ va bientôt arriver à sa conclusion et j’espère sincèrement que tout ça aura du sens au final, mais, pour l’instant, je suis assez septique.

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2 réflexions au sujet de « DMZ vol. 8: Hearts and Minds »

  1. Je suis assez d’accord. Il a une réaction assez brutale.

    Tu dis que la série va bientôt se terminer. Tu sais combien il reste d’épisodes ?

    Peut être que ce n’est pas plus mal, Brian Wood semble vraiment se démarquer de son point de départ. Peut être qu’il se rend compte qu’il commence à faire le tour, d’où les nouvelles directions assez…surprenantes…

  2. J’ai lu quelque part que la série devait se terminer au n° 72. Ca nous laisse encore 3 ou 4 TPB à lire. La fin n’est pas pour demain, mais on commence à la voir venir.

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