Doktor Sleepless vol. 1: Engines of Desire

L’histoire : John Reinhardt, alias Doktor Sleepless, inventeur génial à la personnalité flamboyante – certains diront fou dangeureux – est de retour à Heavenside. Accompagné de son infirmière-garde du corps, il prend les commandes d’une radio à la mode et pose la question à ses auditeurs : ce présent dans lequel vous vivez est-il le futur qu’on vous avait promis ? Entre manipulation et jeu de cache-cache avec les autorités, il planifie en réalité la fin du monde.

L’avis : Décidément, les comics de Warren Ellis se succèdent et ne se ressemblent pas. Je vous parlais il y a moins de 3 semaines de Freakangels en vous disant qu’il prenait le temps d’introduire ses personnages et de poser son intrigue. L’impression première de cette nouvelle production est tout autre : ça bouillonne d’idée, à la limite de coller un mal de crâne au lecteur. Au tout début, j’ai eu peur que Doktor Sleepless ne soit qu’une relecture de Transmetropolitan avec ses dialogues survoltées, ses multiples délires technoïdes, ses modifications corporelles et la nurse en guise de filthy assistant. Au final, il y a un peu de ça, mais l’histoire a son caractère propre. Il y a une forme de folie nihiliste chez le personnage principal qui rend le récit assez oppressant, là où Transmetropilitan me faisait mourir de rire, par exemple. L’écriture est complexe, parfois brillante, parfois trop bavarde. C’est du Warren Ellis dans sa dimension la plus excentrique. Ca fait de cette série une lecture plutôt exigeante qui ne plaira pas à tout le monde, c’est une évidence. Personnellement, je suis plus intrigué de savoir où tout ça va arriver que vraiment emballé par l’histoire, mais, en tout cas, je ne suis pas resté insensible. Si le dessin avait été à la hauteur, j’aurais signé pour la suite sans hésitation. Là, je ne sais pas encore quelle sera mon attitude au moment de la sortie du vol. 2. Ce n’est pas qu’Ivan Rodriguez soit un mauvais dessinateur. Pour une première œuvre, la prestation est même plutôt bonne. Malheureusement, il a un style très propre, très réaliste et, il faut bien le dire, sans aucune originalité. Autant dire que ça ne colle pas du tout à l’énergie teintée de folie qui caractérise le scénario. Etonnant quand on connait le soin avec lequel Ellis choisit ses dessinateurs.

Pour voir : Plusieurs previews sur le site dédié à la série et qui a la forme d’un wiki. Tous les lecteurs sont invités à contribuer. Original.
Pour acheter : click

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