Ex Machina vol. 7: Ex Cathedra

L’histoire : Mitchell Hundred est invité à Rome pour une audience avec le Pape. Pendant qu’il s’interroge sur la signification qu’une telle visite peut avoir pour lui, un mystérieux assassin russe compte transformer la rencontre en tuerie.

L’avis : Ex Machina continuent de reposer sur ce qui fait sa force depuis le début : le concept original du super-héros devenu maire de New York, une structure narrative solide et efficace, des dialogues souvent très bons et la constance du dessin de Tony Harris, à conditions toutefois de ne pas être allergique à l’usage qu’il fait de la référence photo. Tout cela fait de Ex Cathedra un épisode agréable à lire. Malgré tout, j’ai ressenti une certaine frustration à la lecture de ce volume, et ce pour deux raisons.

Tout d’abord, je m’attendais à ce que Brian K. Vaughan attaque de front la question des relations entre religion et politique aux Etats-Unis. Or, c’est à peine effleuré. Le scénario concerne plus l’ambivalence personnelle de Mitchell Hundred vis-à-vis de la religion, ainsi que les interrogations du Vatican sur l’être surnaturel qu’il est. En soi, ça ne fait pas une mauvaise histoire, mais j’attendais quelque chose de plus substantiel sur le plan politique.

Le deuxième raison est peut-être plus sérieuse, car elle touche au cœur de la série. L’intrigue principale d’Ex Machina, en dehors des différentes questions de sociétés que la série aborde, réside dans l’origine des pouvoirs de Hundred. L’information a tout d’abord été délivrée au compte goutte, essentiellement au travers de la présentation de Pherson, dont les pouvoirs ressemblent étrangement à ceux de notre héros. Dans le dernier tome, l’apparition du voyageur dimensionnel a fait avancer le schmilblick un peu plus. A ce stade, j’avais très envie d’en savoir plus. Or, on n’apprend rien du tout sur ce plan dans Ex Cathedra. En termes de nouveauté, on a le droit à la place à l’introduction d’un nouvel ennemi, puisqu’ils semblerait que le gouvernement russes en ait après Hundred. A noter d’ailleurs que la façon dont l’assassin russe s’en prend au héros ne tient pas debout. Bref, le scénario est assez décevant sur ce point. J’espère que l’intrigue principale avancera un peu plus dans le prochain tome.

Je termine quand-même sur une note positive, car le dernier épisode du TPB est tout simplement excellent. Il raconte l’histoire du commissaire Angotti, depuis son enfance jusqu’à l’arrivée de Mitchell Hundred dans le siège de la mairie de NY, en passant par l’échec de son mariage. Le scénario est dense et remarquablement bien exécuté. Pour la peine, c’est du grand Ex Machina qui fait vite oublier les faiblesses de l’histoire qui précède.

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