Fables vol. 11: War and Pieces

L’histoire : Blue Boy dévoile ses sentiments à Red Rose. Cendrillon part en mission pour récupérer un « colis » qui ne doit pas tomber entre les mains de l’Adversaire. Et puis, surtout, l’offensive militaire de Fabletown sur les Homelands est lancée.

L’avis : Ce onzième volume de Fables manque une étape importante dans la série puisqu’il conclut, a priori définitivement, l’affrontement entre Fabletown et les armées de l’Empereur. Avant d’aborder cette grande confrontation, le recueil présente d’abord une histoire courte centrée autour de l’idylle entre Blue Boy et Red Rose. Le scénario, plus intimiste qu’à l’accoutumé, fonctionne bien. Malheureusement, la prestation de Nico Henrichon, pourtant remarqué pour son très beau travail sur Pride of Bagdad, n’est pas très convaincante. Je vais finir par croire que seul Mark Buckingham ne peut trouver grâce à mes yeux sur Fables, car dès qu’il passe la main, je trouve que l’artiste invité, quel que soit son talent, n’est pas à la hauteur.

Quoi qu’il en soit, les choses rentrent dans l’ordre avec les deux épisodes suivants, dessinés par Buckingham et centrés sur Cendrillon. Le personnage est diablement bien exploité, dans le genre espionne de choc, et l’intrigue rondement menée. Bizarrement, je me suis juste surpris à trouver la narration mal fichue à certains endroits, le parallèle entre la voix off et les dialogues étant très mal assuré. J’ai été obligé de lire la voix off sur plusieurs cases, puis de revenir en arrière pour lire les dialogues afin de rétablir une certaine fluidité à la lecture. Une erreur de construction digne d’un débutant, en somme, ce qui est incompréhensible quand on connait les talents de narrateurs de Bill Willingham. Etrange, mais anecdotique, car on ne parle ici que de quelques cases perdues dans un ensemble très réussi.

Passé ces prologues, nous entrons dans le vif du sujet avec la guerre qui aborde sa phase opérationnelle. Les visuels de Buckingham pendant les batailles sont splendides, en particuliers ceux où le vaisseau amiral de Fabletown est en action. La première phase de la guerre voit le Prince Charmant et ses troupes voler de victoire en victoire, avant de prendre une tournure plus compliquée. Difficile de rentrer dans le détail sans dévoiler la fin, mais mon sentiment est finalement assez mitigé. J’ai été incapable de reposer le bouquin avant d’arriver au bout, signe d’un scénario efficace, mais toute la fin de la guerre est allé un peu trop vite à mon goût. J’aurais aimé voir certains épisodes plus développés, comme la bataille entre Bigby et l’Empereur par exemple. J’aurais aimé aussi des éclairages sur des personnages précis afin de décrire des facettes plus individualisées de la guerre, mais aussi pour faire varier le rythme de l’histoire. Bref, Fables ayant mis six ans pour en arriver là, je me serais attendu à une résolution moins dense et moins pressée.

En tout cas, Fables a passé un cap, c’est évident. Tout en restant une des meilleures séries sur le marché, Fables a montré récemment quelques signes de (relative) faiblesse. Croisons les doigts que Bill Willingham sache faire rebondir la série et la ramène au niveau d’excellence auquel elle nous a habitué.

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