Fables vol. 15: Rose Red

L’histoire : Pendant que Rose Red revient sur son passé pour essayer de sortir de son état dépressif, Frau Totenkinder prépare la bataille contre Mister Dark.

L’avis : Après avoir lu le tome précédent, j’étais un peu resté sur ma faim et j’espérais voir plus d’action par la suite. Mes souhaits ont été exaucés, car Rose Red est nettement plus riche en évènements et en rebondissements que son prédécesseur.

Les cinq premiers épisodes sont centrés sur Rose Red, un personnage qui avait perdu pas mal de son lustre depuis qu’elle semblait s’être résignée à dépérir dans sa chambre. Heureusement, celui (ou celle) qui apparaissait jusqu’ici sous la forme d’une tête de cochon empalée sur une pique décide de changer de forme pour amener Rose Red à revenir sur son passé et à sortir de sa léthargie. Bill Willingham en profite pour nous offrir une relecture de deux Fables des Frères Grimm, Blanche-Neige et les sept nains et la moins connue Blanche-Neige et Rose-Rouge. Les deux sont combinées de façon fort intelligente. Bill Willingham n’oublie cependant pas le reste de la communauté Fables, en particulier celle que l’on connaissait jusqu’ici sous le nom de Frau Totenkinder, et fait monter la pression pour préparer la grande baston finale contre Mister Dark. Tout ça est superbement illustré par un Mark Buckingham en grande forme.

Avant la bataille finale, on a le droit à un prélude en forme de dialogue entre Mister Dark et le North Wind (le père de Bigby). Le pourquoi de cette rencontre, qu’on découvre à la fin de l’épisode, est là encore bien pensé de la part de Willingham. Pour ne rien gâcher, on a le droit à de superbes illustrations de Inaki Miranda. Arrive enfin le fameux épisode n°100 qui met en scène le clash entre Mister Dark et Totenkinder. Dans l’ensemble, il tient toutes ses promesses et réserve son lot de rebondissements. Je n’en dis pas plus. J’aurais juste deux ou trois petits bémols à apporter. Primo, j’ai trouvé que la mise en couleur à la gouache choisie par Lee Loughridge sur cet épisode n’a pas rendu service au dessins de Buckingham. Je trouve Loughridge meilleur lorsqu’il ne quitte pas sa tablette graphique. Secundo, j’ai trouvé le rythme de la conclusion de l’épisode (à partir du chapitre 6) un peu rapide, moins fluide. Quant aux histoires bonus, je ne les ai pas trouvé indispensables.

Cela dit, Rose Red est indéniablement une réussite. Comme Bill Willingham en a profité pour mettre en place plusieurs ressorts scénaristiques pour la suite, me voilà encore une fois prêt à aborder le prochain chapitre de Fables. Je ne sais pas si ça durera encore 100 épisodes, mais, en attendant, je ne peux qu’applaudir une telle longévité.

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