Ignition City vol. 1

L’histoire : Mary Raven est pilote, tout comme son père qui fut un des héros d’une ère spatiale aujourd’hui moribonde. Après avoir appris la mort de ce dernier, Mary décide de se rendre à Ignition City, le dernier spatioport sur terre, afin de récupérer les affaires qu’il y a laissées et surtout d’enquêter sur les circonstances de son décès.

L’avis : Ignition City et Aetheric Mechanics ont en commun non seulement leurs auteurs, mais aussi le fait de se situer dans un univers steampunk. C’est pourquoi je m’attendais à retrouver un peu le même genre d’expérience de lecture. En fait, j’ai été plutôt surpris. Ignition City est plutôt une espèce d’hybride situé entre le western et la SF, avec une touche de mystère pour épicer l’intrigue.

On y retrouve plusieurs des éléments favoris de Warren Ellis : sa fascination pour la conquête spatiale, un personnage central féminin au gros tempérament et un langage fleuri, dont certaines répliques m’ont particulièrement fait rire d’ailleurs. Rien de bien surprenant dans le fond en somme, mais c’est tout le génie de Warren Ellis de réussir la plupart du temps à faire du neuf et du frais avec des ingrédients déjà connus. Un autre de ses grand talent est de savoir s’appuyer sur les forces de ses dessinateurs et c’est encore le cas ici. Pagliarani a ses petites lacunes. Cette fois, comparé à Aetheric Mechanics, j’ai moins été gêné par les scènes d’action que par les visages de certains de ses personnages, pas toujours réguliers (des mentons qui changent de forme, par exemple) et pas toujours aussi expressif qu’on aurait pu le souhaiter. En revanche, Pagliarani est un narrateur efficace et surtout un excellent designer. L’univers visuel d’Ignition City est remarquable, depuis les rues de la villes jusqu’aux costumes, en passant par les armes et leurs effets dévastateurs. Tout ça crée une ambiance dans laquelle j’ai adoré me plonger.

Malheureusement, et c’est là le défaut principal de l’ouvrage, cette mini-série était sensé avoir une suite et n’en aura pas selon Warren Ellis (pour cause de mauvaises ventes, mais je me demande s’il s’agit vraiment de la seule raison). On a donc le sentiment arrivé à la dernière page que le décor est planté, qu’une bonne galerie de personnages a été mise en place et on nous donne même une conclusion en forme de « à suivre » pour finalement nous planter là. C’est vraiment dommage, car, selon moi Ignition City avait tout le potentiel de Freakangels en tant que série régulière, un potentiel qui restera inexploité selon toute vraisemblance.

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