Invincible vol. 9: Out of This World

L’histoire : Nolan, père d’Invincible et traitre à la nation viltrumite, a beau être enfermé dans une geôle au fin fond de l’espace, sa présence se fait toujours sentir sur terre. Tout d’abord, la Coalition des Planètes envoie Allen l’alien interroger Mark au sujet de son père. Anissa, émissaire de Viltrum, vient également lui poser quelques questions, mais de façon plus musclée. Sur un plan plus personnel, le demi-frère de Mark, fils de Nolan et d’une extra-terrestre, grandit vitesse grand V et se sentirait bien de prendre exemple sur son grand frère. Quant à la mère de Mark, elle semble décider à refaire sa vie.

L’avis : Lorsque Invincible a commencé à paraître, tout laissait penser qu’il s’agissait d’un comics de super-héros on ne peut plus générique. En un sens, ça l’était, car la recette n’avait rien d’original : l’histoire d’un ado, fils d’un héros adulé du public, qui découvre ses propres pouvoirs tout en continuant de vivre sa vie de lycéen américain. Une sorte de Spiderman, mais avec la force de frappe de Superman et sans les emmerdes de Peter Parker, en somme. Le succès de la série n’est donc pas venu de son originalité, mais de la fraicheur des scénarios. Pour faire simple, c’était du comics qui mettait la banane et tout le monde en redemandait, moi le premier. Ensuite, l’histoire a pris un tournant plus sombre avec les révélations au sujet du père de Mark, mais ça n’a rien gâché au plaisir. Robert Kirkman nous offrait une série vivante et savait nous surprendre. Parfait ! Malheureusement, je trouve que la série s’essouffle. C’était déjà un peu mon impression après la lecture du tome précédent et ça se confirme avec celui-ci. La lecture n’est pas foncièrement désagréable, mais aucun des fils de l’intrigue n’avancent vraiment. On est quasiment au même point à l’arrivée qu’au départ. De plus, Kirkman commet quelques maladresses rythmiques qui ne lui sont pas familières : longueurs, transitions effectuées à la hache, même ses habituels monologues passent moins bien que d’habitude. Côté dessin, Ryan Ottley fait un travail solide, mais sans surprise, la faute au scénario peu inspirant, j’imagine. Bref, ça sent le scénariste qui en roue libre et c’est bien dommage. Je vais tout de même acheter le prochain tome lorsqu’il sortira, en croisant les doigts pour que la série sorte de l’ornière.

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