Marvel 1985

L’histoire : En 1985, Toby Goodman, 13 ans, fuit la douleur que lui procure la séparation de ses parents en se plongeant dans les publications du Marvel Comics Group. Un jour, alors qu’il se trouve près de la maison abandonnée d’un ancien ami d’enfance de son père, il croit apercevoir un super-vilain à la fenêtre. Plus tard, d’autres apparitions de ces personnages pourtant fictifs sont rapportées aux informations.

L’avis : Avec cette série, Mark Millar avait visiblement envie de titiller la fibre nostalgique de ses lecteurs trentenaires. Pour cela, il remets en scène les personnages Marvel à l’époque des « Guerres Secrètes », il saupoudre le récit de références variées aux années 80 (Ah, le Commodore 64 !) et, surtout, il essaie de faire remonter à la surface le souvenir de l’émerveillement qu’on pouvait avoir à 13 ans en lisant les aventures de nos héros plus grands que nature. Mais, dîtes moi, quel âge avais-je en 1985 ? 12 ans. Je suis donc la cible idéal. C’est peut-être parce que je n’ai pas une nature très nostalgique ou plus simplement que Millar n’arrive pas à ses fins, mais ça n’a pas du tout fonctionné pour moi. Faute de nostalgie invoquée, il reste un récit de type Quatrième dimension, ni particulièrement réussi, ni particulièrement mauvais. L’intrigue est loin d’être passionnante, mais il y a quand-même quelques bons passages lorsque le scénario touche à l’horreur que pourrait représenter des êtres maléfiques dotés de super-pouvoirs lâchés dans les rues du monde réel. L’impact de ces scènes doit beaucoup au dessin de Tommy Lee Edwards. C’est décidément un très bon narrateur et certaines planches sont splendides. Je regrette tout de même le manque de finissions de plusieurs pages à l’encrage un peu trop brut de décoffrage. Au final, un comics pas désagréable, mais qui ne laissera pas grand trace.

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2 réflexions au sujet de « Marvel 1985 »

  1. Pour ma part, je dirai pas génial (comme Marvel a essayé de nous le vendre) mais très plaisant et original.

    Peut-être que le nombre total d’épisodes était un excessif et que l’on a manqué en concision.

    Bon article,comme toujours Frank !

  2. Globalement d’accord avec toi! Tu fais bien de souligner la réussite graphique du livre, c’est de mon avis son aspect le plus accrocheur et ce qui contribue à le rendre immersif!

    La couverture, et le lettrage du titre, mon Dieu comme c’est esthétiquement réussi en ref aux 80′s!!

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