Nexus Omnibus vol. 1

Le pitch : Doté de pouvoirs cosmique qui le rendent tout puissant, Nexus souffre de cauchemars incapacitants à propos de meurtriers de masse. La seule façon de soulager ses souffrances est d’en éliminer la cause, ce qui fait de lui un intouchable bourreau.

L’avis : Il y a quelques mois, je vous ai chroniqué le dernier opus en date de la saga Nexus. Cette fois, il s’agit de la réédition des tout premiers épisodes, publiés au début des années 80. N’ayant jamais eu l’occasion de les lire, j’étais à la fois impatient et anxieux de combler cette lacune. L’appréhension venait du fait que, possiblement, les débuts de cette série mythique n’était peut-être pas à la hauteur de mes souvenirs.

De fait, j’ai bien cru au début de ma lecture que l’intérêt était limité. Tout d’abord, côté scénario, j’ai été surpris de constater que la plupart des personnages et de l’environnement que j’ai connus sont introduits dès les premiers épisodes. Je m’attendais plutôt à voir les choses se construire peu à peu. Or, si tout est déjà là dès le début (à l’exception notable de celui à qui Nexus doit ses pouvoirs, ce qui reste pour l’instant un mystère), quelles surprises pouvait-on attendre ? Côté dessin, Steve Rude montre de grandes qualités dès le premier épisode, mais il présente encore quelques faiblesses de jeunesse. Comme le rythme de la narration n’est pas non plus sans défaut, je commençais à me dire que cette lecture, sans être déplaisante, n’était peut-être pas indispensable.

Au fil des épisodes, l’enthousiasme est monté. Le scénario introduit de nombreux personnages que je ne connaissais pas dans des histoires ayant à la fois le souffle qu’on attend d’une saga cosmique et les bizarreries burlesques qui font la marque de fabrique de Nexus. Certains moments sont vraiment savoureux. Et puis, surtout, Steve Rude ne tarde pas à atteindre son rythme de croisière et c’est aussi beau, élégant et riche de détails qu’on pouvait l’espérer. Au bout d’un moment, il cède la main pour l’encrage à Eric Shanower et le trait gagne encore en précision. On a aussi le droit à quelques mini-chapitres pris en charge par des dessinateur invités (Bill Willingham, par exemple), qui n’ont pas le niveau de Rude, mais qui ne démérite pas. L’impression mitigée du début a donc rapidement fait place à beaucoup de plaisir et c’est sans hésitation que je vais enchainer sur le second omnibus, qui sort incessamment sous peu.

Pour voir : les premières pages de l’ouvrage, mais allez voir aussi un aperçu du vol. 2, plus représentatif de la qualité du dessin
Pour acheter : click

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