Rex Mundi vol. 4: Crown and Sword

L’histoire : Pendant que le Duc de Lorraine prend le pouvoir et fait de la France le cœur d’une guerre mondiale, Julien Saunière et Geneviève Tournon échappent à l’Inquisition et poursuivent leur recherche du secret du Graal.

L’avis : Rex Mundi, pour ceux qui ne connaitraient pas du tout la série, est une sorte de thriller à la Da Vinci Code. Le héros principal, suite à l’assassinat d’un ami prêtre, s’est mis en tête de trouver les meurtriers et, ce faisant, a mis le doigt dans un engrenage destructeur où se mêlent secret, religion et pouvoir. Je n’en dis pas plus pour ne pas gâcher le plaisir de la découverte. Au delà de l’enquête, l’histoire se situe dans un contexte que je trouve remarquablement bien pensé. En bref, nous sommes en 1933, dans un monde où la révolution française n’a pas eu lieu. La carte géopolitique, entièrement composée de monarchies, est donc différente de celle que nous connaissons. De plus, l’Eglise est toute puissante et son bras armé, l’Inquisition, fait régner la loi. Il faut ajouter à cela le fait que la magie existe bel et bien dans ce monde et que tout-un-chacun, pour peu qu’il y soit formé, peut en faire usage. Malgré les différences évidentes entre ce monde et celui dans lequel nous vivons, les Histoires (avec des grands H) montrent bien des similitudes. Ce tome 4 est particulièrement réussit sur ce plan. On y trouve la chute de la monarchie française et le déclenchement d’une guerre mondiale, sorte de mix entre la première et la seconde, le principal artisan de ces évènement étant un aristocrate français à la frontière entre Napoléon et Hitler. Arvid Nelson prend des bouts d’Histoire et recompose quelque chose de nouveau avec et c’est excellemment bien fait ! L’intrigue religio-policière est elle aussi plutôt bien menée, même si certains des verrous qui sautent au fil de la progression de l’intrigue sont d’une telle complexité que ça parait improbable (ces histoires de cartes et de pentagrammes, tout de même, c’est un peu gros !). Côté dessin, Juan Ferreyra a définitivement remplacé Eric J. Au début, j’étais peu emballé par cette perspective, car j’avais trouvé le travail de Ferreyra assez moyen sur Small Gods. Et bien, j’ai été très agréablement surpris. Il reste quelques déchets qui viennent gâcher un peu le tableau global (certaines expressions des personnages qui semblent peu naturelles, certains découpages et angles de vue un peu loufoques), mais il faut bien dire que Ferreyra a diablement progressé. Certaines planches sont même splendides, en particulier grâce à une mise en couleur de toute beauté. Une bien bonne série donc. Je dirais même qu’elle s’améliore au fil du temps. Je crois qu’il y a encore deux tomes à venir. Si ça continue comme ça, on va arriver dans le domaine de l’excellence.

Pour voir : Vous trouverez ici l’intégralité du premier épisode de la série (dessiné par Eric J) et de nombreuses planches de Ferreyra tirées du volume 4 (Dark Horse 1 à 5).
Pour acheter : Les 4 tomes sont .

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