Russian Olive to Red King

Le pitch : Alors qu’Olive part effectuer une mission scientifique en milieu hostile, Red, son compagnon, écrivain à tendance névrotique, affronte l’angoisse de la séparation.

L’avis : Autant commencer tout de suite par l’essentiel : cette BD mérite d’être achetée ne serait-ce que pour les illustrations. Stuart Immonen est un des meilleurs dessinateurs de son époque. C’est vrai quand il dessine du superhéros et c’est encore plus vrai lorsqu’il met son talent au service d’oeuvres plus sensibles, comme ce Russian Olive to Red King ou, avant ça, Moving Pictures. Certaines planches sont de toute beauté et servent admirablement bien le caractère mélancolique de l’histoire. Côté scénario, justement, mon enthousiasme n’est pas à la même hauteur. Si la partie qui concerne Red parvient bien à son but, montrer l’angoisse de la perte de l’autre qui évolue au fil du temps sur un terrain psychologique déjà fragile, la partie qui concerne Olive est nettement plus fade. Tout cela se lit très vite, jusqu’à ce que, surprise, l’ouvrage se transforme en une prose largement déconnectée de l’histoire qui précède. En termes d’illustrations pour ce texte plutôt indigeste, on a le droit à de petites vignettes représentant des carreaux cassés. Un peu dommage, tout de même, quand on a Stuart Immonen sous la main. Bref, vous l’aurez compris, mon impression est plutôt mitigée. Je ne regrette pas mon achat, car je pense que l’oeuvre vaut le détour, mais je suis quand-même largement resté sur ma faim.

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