The Boys vol. 1: The Name Of The Game

L’histoire : Un groupe de 5 personnes, à moitié composés de psychopathes, est financé par le FBI afin de contrôler les super-héros américains. Il faut dire que les héros en question sont dans leur ensemble plus intéressés par la célébrité, la drogue et les orgies sexuelles que par le bien et la sécurité de leurs prochains. La méthode pour les contrôler ? Simple, leur filer une bonne raclée de temps en temps pour qu’ils se rendent bien compte qu’ils ne sont pas intouchables.

L’avis :
L’idée est simple : on prend l’un des scénaristes les plus irrévérencieux qui soit (qui a dit Preacher ?), on l’associe à un dessinateur du même genre (J’ai entendu Transmetropolitan ?) et on leur dit de lâcher les chevaux. Ca donne une série outrageante à souhait, qui applique une épaisse couche de sexe et d’ultra-violence (les deux parfois combinés) au mythe du super-héros. Ils s’en sont tant donné à cœur joie que la série a été sabrée par DC comics, qui la publiait initialement. Paul Levitz, le président de DC, n’a semble-t-il pas apprécié qu’on pervertisse à ce point la bonne vieille Justice League of America. Ennis et Robertson sont donc partis continuer l’aventure chez un autre éditeur. La série étant précédée de cette réputation sulfureuse, je l’attendais avec anticipation et curiosité. Je m’attendais à une grosse baffe et j’ai été un peu déçu à ce niveau. C’est franchement moins drôle et moins explosif que ce que je pensais. Je ne me suis pas ennuyé, loin de là, mais j’ai eu le sentiment que j’assistais à une longue introduction, où les personnages et l’intrigue se mettaient en place. Pour aller vers quoi, je ne sais pas trop. Il est possible que la suite se résume à une confrontation entre des héros pas très héroïques et des anti-héros anti-super-héroïques, à gros coups de têtes qui explosent. Ou alors, Ennis nous prépare quelque chose de plus subtil derrière cette vitrine qui tache. C’est possible, car la galerie de personnages me semble avoir du potentiel. Nous verrons ce que le deuxième tome donne…

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5 réflexions au sujet de « The Boys vol. 1: The Name Of The Game »

  1. Et comment on le commande, je le trouve même pas sur Amazon… Tu savais que W. Eisner avait aussi fait un ouvrage qui s’appelle The name of the game?

  2. Je crois que j’ai pris goût à ce genre de comics depuis Transmetropolitan, et j’en deviens accro… C’est bien déganté tout en restant construit, un petit plaisir qui mérité bien son B.

  3. C’est bon à savoir. C’est quelques trucs dans la gouttière qui pourraient te brancher alors. Du genre de ce que font Warren Ellis et Garth Ennis chez Avatar. J’écrirai bientôt une petite bafouille là-dessus. Patience… ;)

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