The Walking Dead

Le genre : Zombie flick

L’histoire : Rick, ancien flic, se réveille à l’hôpital après un épisode de coma. Le lieu a l’air déserté, mais il découvre bien vite qu’il est occupé par une nouvelle espèce pas très engageante. Il faut dire que pendant qu’il roupillait, le monde s’est rempli de zombies. Il part à la recherche de sa famille, finit par les retrouver et rencontre au fil du temps tout un ensemble de rescapés. La troupe hétéroclite n’aura qu’un seul objectif : survivre.

L’avis : Ca fleure bon la série B on ne peut plus classique, me direz-vous ? Et bien oui. On ne peut même pas dire que Robert Kirkman essaie d’y introduire des éléments originaux. Inutile de chercher d’explication à la présence des zombie, par exemple. C’est comme ça, point-barre, comme souvent dans ce genre d’histoire. Bref, l’intérêt n’est pas dans l’originalité. L’histoire est surtout un prétexte pour le scénariste à développer toute une galerie de personnages et à les plonger dans l’horreur la plus extrême. Et ça marche ! C’est même diablement efficace. Chacun gère à sa façon les traumatismes successifs et la survie. Des liens d’amitiés ou d’amour se tissent et se rompent au milieu de tout ça et chaque personnage a sa place dans l’histoire. Certains en deviendrait presque attachants. Et bien, un conseil, ne vous attachez pas trop. Votre petit préféré a toutes les chances de se faire niaker par un zombie ou de se faire mutiler lorsque vous tournerez la page. C’est un des éléments que je trouve le plus intéressant dans cette série : on ne sait jamais ce qui nous attend au prochain tournant. Tout ça est bien-sûr parfois très gore. Mention spéciale tout de même au dernier volume (Vol. 6: This Sorrowful Life) qui nous offre la scène de torture la plus gerbante que j’ai jamais lu. Sept pages complètes franchement pénibles à lire. En bref, donc, The Walking Dead est l’illustration parfaite de l’épouvante en tant que genre, avec sa dimension psychologique et son taux élevé d’hémoglobine, avec en prime une galerie de personnages bien élaborés. Allez, si je devais mettre un bémol, ce serait sur les dialogues et certains monologues. Kirkman a un style bien à lui, mais parfois un peu répétitif. Un mot tout de même du dessin pour finir. Charlie Adlard a succédé à Tony Moore. Les deux ont fait du très bon boulot jusqu’ici.

La note : A

Vous voulez voir ? :
Le premier épisode en intégralité ici
Quelques pages d’un épisode plus récent avec Charlie Adlard au dessin ici

4 réflexions au sujet de « The Walking Dead »

  1. Le début ressemble terriblement au film « 28 jours plus tard » de Danny Boyle. Je te piquerai bien la série, histoire de voir si ça mérite vraiment son A :)

  2. Pas vu le film, mais, de toute façon et comme je le disais dans ma critique, tout ça n’a rien de bien original. La note reflète surtout mon appréciation de l’efficacité de la mise en oeuvre. Tu me diras ce que tu en penses une fois que tu auras avalé les six tomes. Ca risque de faire beaucoup d’un coup. Indigestion de zombies en perspective. :)

  3. Caramba ça a l’air bien gore comme j’aime ! Je vais sûrement me laisser tenter… Vous reprendrez bien un peu de Cêeeervooooo !

  4. Tiens, je viens de voir que Delcourt sort les deux premiers tomes en français la semaine prochaine. Pour ceux qui préfère la langue de Voltaire. ;-)

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