The Walking Dead vol. 13: Too Far Gone

L’histoire : Alors que certains embrassent les nouvelles conditions de vie offertes par le village où ils se sont installés, Rick reste à cran, ce qui pourrait mettre en danger la communauté dans son ensemble.

L’avis : A force d’accumuler les lectures en retard, ce qui devait arriver arriva. J’ai reçu le volume 13 de The Walking Dead avant même d’avoir lu le 12. Résultat, j’ai préféré enchainer les deux tomes. En l’occurrence, ça tombe très bien, car je pense que j’aurais été assez frustré de devoir attendre après toute la mise en place effectuée dans le tome précédent.

Le scénario continue d’explorer l’ajustement des personnages à leur nouvel environnement, mais le projecteur est essentiellement sur Rick. Les failles psychologiques apparues récemment chez lui s’expriment dans un accès de violence, certes motivé, mais franchement maladroit. D’ailleurs, sur le coup, j’ai trouvé que c’était la narration qui était maladroite, mais je pense au final que Kirkman, après avoir préparé le terrain, a volontairement brusqué les évènements pour insister sur le craquage du héros. Suite à ça, les choses s’enchainent vite avec deux morts dont l’une m’a paru assez vaine et l’autre franchement discutable. Enfin, les dernières pages mettent en branle ce qui pourrait être la fin du répit de nos héros. A suivre, mais ce coup-ci, il va falloir attendre.

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2 réflexions au sujet de « The Walking Dead vol. 13: Too Far Gone »

  1. Effectivement, le pétage de plomb de Rick est surprenant… si on oublie tout ce par quoi il est passé.
    En relisant la fin du tome 12 (lorsque Rick « prépare la paix » en s’assurant que lui et les siens pourront remettre la main sur leurs armes si la situation l’exige), on comprend tout le sens du « Too far gone » qui donne son titre au tome 13. Rick, et ses compagnons, n’appartiennent plus à cette civilisation. Ils ont réinventé leurs propres lois, à commencer par la méfiance et la contre-attaque comme postulats à toute nouvelle situation. C’est ce que j’aime dans cette série : l’émergence d’une nouvelle humanité et la redéfinition des rapports sociaux.
    Pour ce qui est de l’arc suivant, à voir les couvertures des numéros individuels, il faut s’attendre à un petit nettoyage de printemps ^^
    En parlant de maladresse de scénario, j’ai trouvé que la manière dont ce groupe de méchants lambda est amené jusqu’aux grilles du camp assez artificielle. En même temps, elle nous montre l’efficacité d’auto-défense du groupe de Rick.
    J’ai hâte de voir dans quel état ils vont ressortir de la suite !

  2. J’ai moins été gêné par la façon dont le groupe arrive au grilles du village que par leur stupidité. Croyaient-ils vraiment qu’il leur suffirait de taper violemment à la porte pour entrer ? En fait, je crois que Kirkman avait juste besoin d’un prétexte pour faire suffisamment de bruit et attirer une horde de zombies.

    Ce qui m’a un peu gêné aussi, c’est la mort de la femme de *biiiip*. Ça m’est apparu un peu gratuit. La deuxième mort qui en découle, elle, est plus intéressante. Comme je le disais, elle est franchement discutable d’un point de vue moral. Tu parles de redéfinition des rapports sociaux. Moi, j’y vois surtout une redéfinition des systèmes de valeurs vers une forme de radicalité assez dérangeante, mais difficile à condamner si on se met à la place des personnages. C’est facile d’être contre la peine de mort quand tu peux enfermer les gens dangeureux, mais dans leur cas, ce n’est peut-être pas si évident. Tout de même, je trouve qu’ils ont la gâchette facile.

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