Thunderbolts by Warren Ellis vol. 1: Faith In Monsters

L’histoire : Les évènements de Civil War ont mis hors-la-loi les super-héros refusant de s’enregistrer auprès du gouvernement américain. Afin de ramener les moutons noirs dans le « droit chemin », une équipe d’intervention est créée. A sa tête, Norman Osborn, l’ancien Bouffon Vert, ennemi de Spider-Man. Ses membres, une bande de criminels, tenus en laisse par des nanites électriques pouvant les neutraliser à distance et à qui on a promis la liberté et un joli chèque si ils obéissaient aux ordres. La table a donc tournée : les anciens criminels devenus agents de l’état pourchassent maintenant les super-héros en fuite.

L’avis : Avec Nextwave, Warren Ellis nous faisait rigoler. Sur ce coup là, ce n’est plus du tout le cas. Il faut dire que pas un seul instant, il ne nous laisse oublier la nature antipathique de ses personnages, qui, de façon générale, oscillent entre brutalité, manipulation (en particulier les personnages féminins) et troubles psychiques avérés (à commencer par Osborn qu’on attend de revoir en bouffon d’ici peu). Seule Songbird a l’air à peu près sympathique dans cette histoire, même si elle n’hésite pas à sacrifier les gardiens de Bullseye pour servir ses desseins. En tout cas, j’ai trouvé la mise en place des persos bien menée. On sent qu’il y a du potentiel pour de bonnes histoires dans l’avenir. Le seul réel bémol que j’émettrai concerne Bullseye. Frank Miller, et plus récemment Bendis, en ont fait une machine à tuer d’une dextérité incomparable et c’est un peu bizarre de le voir reléguer au rôle du gars qui prend plaisir à frapper les héros dans le dos et qui se prend une taule lors du réel premier combat qu’il a à mener. Ca ne colle pas trop avec ce qu’on aurait pu attendre. Au delà de l’histoire principale, Warren Ellis rajoute un deuxième niveau de lecture intéressant sous la forme d’une certaine ironie vis-à-vis de la politique, des médias et du merchandizing qui va avec une équipe sponsorisée. Pour la peine, il nous arrache quelques sourires. Côté dessin, Deodato Jr, fidèle à sa réputation, nous offrent des petites nanas aux formes plus qu’avantageuses. Il ne limite pas à ça heureusement. Les scènes de dialogues, tout comme celles d’action, sont vraiment bien orchestrée. La seule chose qu’on puisse lui reprocher, c’est une tendance à vouloir en mettre plein la vue en choisissant des angles de vue improbables. Ca donne parfois des perspectives très techniques, réussies dans presque tous les cas, mais on est à la limite de l’esbroufe et, en tant que tel, ça vient un peu perturber le fil de la narration. A noter que ce TPB se conclue par trois petites histoires sans grand intérêt, tirées de séries annexes. La prochaine fois, messieurs de chez Marvel, évitez donc de nous refourguer vos fonds de tiroir en nous faisant payer un ou deux euros de plus. Ce n’est pas particulièrement agréable. Il n’empêche que je signe pour la suite de Thunderbolts sans hésiter.

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